Un cas fictif, une question, et le test qui donne la réponse.
Une patiente de 62 ans. Douleur la nuit et aux gestes au-dessus de la tête. Elle ne lève plus le bras activement, mais vous le levez sans peine passivement. Faiblesse nette en rotation externe.
Quel test pour confirmer une rupture de la coiffe ?
Amplitude active perdue mais passive conservée, faiblesse en rotation externe, après une chute : c'est le tableau d'une rupture transfixiante. Neer est sensible mais peu spécifique, le drop arm est non discriminant. Le lag sign, lui, confirme.
Source : Sidhar et al., 2024 ; Zhao et al., 2024
Il cherche une rupture du supra-épineux et/ou de l'infra-épineux. Un lag sign, c'est un signe de retard : on place le bras dans une position que seul le muscle testé peut tenir, puis on lâche.
Source : May, 2026 · StatPearls ; Zhao et al., 2024
Coude au corps fléchi à 90°. L'examinateur amène le bras en rotation externe maximale en tenant le poignet, puis relâche le poignet. Variante à 90° : bras en abduction.
Source : Varacallo, 2026 · StatPearls
Quand l'examinateur lâche, le bras ne tient pas la position et revient en rotation interne : le tendon ne transmet plus la force. Un lag sign positif confirme presque ; un lag sign négatif n'élimine pas une petite rupture.
Source : Varacallo, 2026 · StatPearls ; Zhao et al., 2024
À 90°, c'est le test le plus discriminant du dossier pour la rupture : DOR 12,70, sur 3 études et 234 patients.
En clair : Odds ratio diagnostique : résume en un nombre la capacité d'un test à séparer malades et non-malades. 1 = le test ne sert à rien ; plus il est élevé, plus le test discrimine.
Source : Zhao et al., 2024 · 3 études, n = 234
Fiche complète : Tendinopathie de la coiffe des rotateurs
Cas fictif rédigé à partir de la fiche du module, vérifié par programme (chiffres et sources). Ne remplace pas un avis médical ni le jugement clinique.