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Syndrome fémoro-patellaire

Pathologies · Genou · 45 études citées sur 54 analysées · mise à jour le 15/09/2026

Veille du 24/09/2026 : 0 nouvelles études examinées, 0 retenues.

L'essentiel

  • Le syndrome fémoro-patellaire est une douleur progressive autour ou derrière la rotule, aggravée par les activités qui chargent le genou fléchi (accroupissement, escaliers, course, position assise prolongée) ; il touche surtout l'adolescent et le jeune adulte, environ deux fois plus souvent une femme chapitre de manuel : Bump 2026.
  • Il représente 25 à 40 % des troubles de genou vus en consultation chapitre de manuel : Bump 2026.
  • Douleur nocturne progressive, blocage mécanique, ou tableau atypique résistant au traitement habituel doivent faire évoquer une cause tumorale rare rapport de cas : Mukherjee 2024 ou un kyste ganglionnaire intra-articulaire série de cas : Mir 2026 plutôt qu'un syndrome fémoro-patellaire mécanique.
  • Une douleur focale à la pointe inférieure de la rotule, plutôt que diffuse, oriente vers une tendinopathie rotulienne revue systématique : Hannington 2022.
  • Le renforcement de la hanche (abducteurs, rotateurs externes) doit être privilégié en première intention : il fait mieux que le renforcement du genou seul sur la douleur et la fonction qualité haute : Zhang 2025.
  • L'exercice et l'éducation du patient sont l'intervention principale recommandée, les autres traitements n'étant ajoutés qu'au cas par cas qualité haute : Neal 2024.
  • Le Kinesio taping soulage la douleur mais n'a pas d'effet démontré sur la force ni sur la fonction objective qualité haute : Jiao 2025.
  • Les exercices les plus utilisés (élévation de jambe tendue, squat, extension de genou) se dosent typiquement à 3 séries de 10 répétitions, 3 séances par semaine, sur une durée médiane de 6 semaines, en progressant rarement la charge qualité haute : Gunhamn 2025.
  • Le contrôle postural (l'équilibre) est altéré, mais la preuve reste insuffisante pour recommander des exercices d'équilibre isolés qualité haute : Nunes 2022.
  • Le suivi se fait avec l'échelle de Kujala (cotée de 0 à 100) et l'échelle visuelle analogique de la douleur (cotée de 0 à 10 centimètres), sans seuil de changement cliniquement significatif précisé dans le dossier qualité haute : Zhang 2025.

1. Comprendre la pathologie

Le syndrome fémoro-patellaire (patellofemoral pain, parfois appelé « genou du coureur ») désigne une douleur autour ou derrière la rotule, d'apparition progressive, qui s'aggrave avec les activités qui chargent l'articulation fémoro-patellaire genou fléchi : s'accroupir, monter ou descendre les escaliers, courir, sauter, ou rester assis longtemps genou plié, ce qui donne le « signe du cinéma » revue systématique avec méta-analyse : Neal 2024revue systématique avec méta-analyse : Nunes 2022chapitre de manuel : Bump 2026revue narrative : Abukar 2026.

Anatomie utile

Explication générale La rotule glisse dans un sillon du fémur (la trochlée) quand le genou plie et se tend, guidée par le quadriceps en avant et par les ligaments et ailerons rotuliens (retinaculum) sur les côtés. Plusieurs structures autour de cette articulation sont richement innervées et peuvent donc faire mal : l'os sous le cartilage, la membrane synoviale, le coussinet adipeux sous la rotule et les ailerons rotuliens médial et latéral revue narrative : Conrozier 2026. Le quadriceps qui tend le genou est freiné par les ischio-jambiers à l'arrière, qui stabilisent le genou et limitent le glissement du tibia vers l'avant pendant les activités en charge revue systématique avec méta-analyse : Lopes 2023 ; sur le côté, les muscles abducteurs et rotateurs externes de la hanche limitent l'excès de rotation interne et d'adduction du fémur pendant l'appui méta-analyse : Zhang 2025.

Mécanisme

Une faiblesse des muscles abducteurs et rotateurs externes de la hanche entraîne un excès d'adduction et de rotation interne du fémur en charge, ce qui augmente la pression sur le cartilage fémoro-patellaire et le risque d'usure du cartilage méta-analyse : Zhang 2025. Le mauvais alignement de la rotule dans son sillon (« maltracking ») joue un rôle central dans l'apparition de la douleur étude cas-témoins : Pavone 2022. Un déséquilibre entre les muscles internes et externes du quadriceps est aussi évoqué revue systématique avec méta-analyse : Luo 2024. Au total, quatre facteurs contribuent à la maladie : un mauvais alignement du membre inférieur ou de la rotule, un déséquilibre musculaire du membre inférieur, une surcharge ou surutilisation, et un traumatisme chapitre de manuel : Bump 2026.

La douleur ne vient pas seulement de la mécanique locale. Les patients ont aussi une régulation de la douleur perturbée, un traitement anormal des signaux douloureux (sensibilisation centrale) et des déficits de proprioception et de contrôle sensori-moteur méta-analyse : Zhang 2025. Le contrôle postural est également touché : la stabilité en appui, vers l'avant comme vers l'arrière et sur les côtés, est réduite par rapport aux personnes sans douleur revue systématique avec méta-analyse : Nunes 2022. Le tronc participe lui aussi au tableau : les patients penchent davantage leur tronc du côté de la jambe testée pendant un squat sur une jambe revue systématique avec méta-analyse : Waiteman 2022.

Présentation clinique

Le patient typique est un adolescent ou un jeune adulte, plus souvent une femme : le ratio est d'environ deux femmes pour un homme chapitre de manuel : Bump 2026, et jusqu'à 2,3 femmes pour un homme chez l'adolescent revue narrative : Conrozier 2026. Chez l'adolescent, les symptômes débutent souvent vers 11 ans, au moment de la poussée de croissance pubertaire, et touchent les deux genoux dans environ trois cas sur quatre revue narrative : Conrozier 2026. La douleur est diffuse, autour ou derrière la rotule, sans traumatisme déclencheur identifiable : elle apparaît progressivement revue systématique avec méta-analyse : Neal 2024. Elle limite les activités du quotidien, sportives ou professionnelles qui chargent le genou fléchi, et touche la participation à ces activités revue systématique : Gunhamn 2025.

Le pronostic n'est pas toujours favorable. Plus de la moitié des patients, plus précisément plus de 50 %, rapportent une douleur encore présente plus de cinq ans après le diagnostic, malgré un traitement revue systématique avec méta-analyse : Neal 2024. À un an, environ 40 % des patients ont encore des symptômes chapitre de manuel : Bump 2026, et le taux de récidive ou de persistance des symptômes atteint 39 à 40 % revue narrative : Garza-Borjón 2024 ; une autre estimation situe la proportion de patients aux symptômes récurrents ou chroniques entre 70 et 90 % méta-analyse : Zhang 2025 — le dossier ne permet pas de dire si cet écart tient à la définition retenue de la persistance ou à la population étudiée.

Épidémiologie et facteurs de risque

Le syndrome fémoro-patellaire est l'une des causes les plus fréquentes de douleur de genou : il représente 25 à 40 % de tous les troubles du genou vus en consultation revue narrative : Kasitinon 2021chapitre de manuel : Bump 2026revue systématique avec méta-analyse : Luo 2024. Sa fréquence exacte dans la population générale varie beaucoup selon la population étudiée : environ 22,7 % en population générale revue narrative : D'Ambrosi 2022, jusqu'à 23 % par an dans une autre estimation revue systématique avec méta-analyse : Nunes 2022, entre 8 et 25 % selon la population étudiée revue systématique : Gunhamn 2025, mais seulement 3 à 6 % dans une quatrième estimation revue systématique avec méta-analyse : de la Barra Ortiz 2026 ; le dossier ne permet pas de trancher entre ces chiffres très différents, qui viennent probablement de définitions et de populations différentes (population générale, sportifs, patients qui consultent). Chez les adolescents, entre 19 et 31 % se plaignent de douleur antérieure du genou et environ 7 % ont un vrai syndrome fémoro-patellaire, avec une incidence annuelle rapportée de 3 à 40 % selon les études étude cas-témoins : Pavone 2022 ; une revue narrative centrée sur l'adolescent situe la prévalence plus précisément entre 6 et 7 % revue narrative : Conrozier 2026.

Chez les sportifs, la fréquence est plus élevée : le syndrome représente 25 à 40 % des problèmes de genou vus dans une consultation de médecine du sport chez les personnes actives chapitre de manuel : Bump 2026, et jusqu'à 40 % des athlètes adolescents en souffrent revue narrative : D'Ambrosi 2022. Chez les coureurs, c'est la blessure de surutilisation la plus fréquente, avec une prévalence de 16,7 % chez les coureurs non ultra-marathoniens revue systématique avec méta-analyse : Kakouris 2021 ; après un semi-marathon, c'est la blessure nouvelle la plus fréquente chez les coureurs, associée à un temps de course supérieur à deux heures et à un manque de souplesse des ischio-jambiers étude transversale : Martinez-Cano 2021.

Le syndrome touche nettement plus souvent les femmes que les hommes : le ratio est d'environ deux femmes pour un homme revue systématique : Gunhamn 2025chapitre de manuel : Bump 2026. Chez les militaires, l'incidence est plus élevée chez les femmes (16,7 pour 1 000 personnes-années) que chez les hommes (12,7 pour 1 000 personnes-années) revue narrative : D'Ambrosi 2022.

2. Reconnaître, et ne pas confondre

Drapeaux rouges

  • Douleur nocturne, continue et qui s'aggrave progressivement, chez un adulte jeune, sans lien avec la charge ou l'activité : elle doit faire craindre une tumeur osseuse de la rotule plutôt qu'un syndrome fémoro-patellaire mécanique. Un cas de tumeur à cellules géantes avec kyste osseux anévrismal secondaire chez un homme d'une vingtaine d'années s'est présenté ainsi ; les auteurs recommandent une simple radiographie pour un diagnostic précoce rapport de cas : Mukherjee 2024.
  • Douleur antérieure chronique du genou qui ne ressemble à aucun tableau habituel, ou qui a été traitée sans succès comme une chondromalacie rotulienne, une ostéochondrite disséquante, une tendinopathie rotulienne (« jumper's knee ») ou une dysplasie fémoro-patellaire : elle doit faire reconsidérer une cause osseuse rare, comme un ostéome ostéoïde de la rotule rapport de cas : Jagadish 2025.
  • Blocage mécanique du genou, sensation d'accrochage, ou limitation de la fin d'extension, avec ou sans gonflement : elle doit faire évoquer un kyste ganglionnaire intra-articulaire plutôt qu'un simple syndrome fémoro-patellaire ; l'IRM est l'examen de choix pour le diagnostic et la localisation de ce type de lésion série de cas : Mir 2026.
  • Douleur associée à un gonflement et une amplitude de mouvement réduite qui ne suit pas le schéma habituel de surcharge à l'effort, en particulier chez une patiente plus âgée que le profil typique du syndrome fémoro-patellaire (adolescente ou jeune adulte) : elle doit élargir le diagnostic différentiel, y compris vers une cause tumorale rare comme un lymphome de la rotule rapport de cas : Wright 2023.

Ce qui doit alerter, sans être un drapeau rouge

  • Une douleur focale à la pointe inférieure de la rotule, plutôt que diffuse, oriente vers une tendinopathie rotulienne plutôt qu'un syndrome fémoro-patellaire revue systématique : Hannington 2022.

Diagnostic différentiel

Pathologie voisine Ce qui la distingue à l'interrogatoire et à l'examen Le signe ou test qui tranche
Tendinopathie rotulienne (patellar tendinopathy) Douleur focale à la pointe inférieure de la rotule, plutôt que diffuse Douleur focale au pôle inférieur reproduite par le « single-legged decline squat test » revue systématique : Hannington 2022
Syndrome d'impingement du coussinet de Hoffa Douleur ou brûlure antérieure profonde, de part et d'autre du tendon rotulien, juste sous la rotule Test de Hoffa : pression ferme du pouce sous la rotule, juste à côté du tendon rotulien, genou fléchi à 30°, puis extension complète maintenue ; positif si la douleur augmente pendant la manœuvre chapitre de manuel : DuBose 2026
Syndrome de compression latérale de la rotule (LPCS) Pression anormalement élevée sur la facette latérale de la rotule, sans instabilité rotulienne ; douleur aggravée en position assise prolongée (« signe du théâtre ») Test de bascule rotulienne (patellar tilt) : le bord latéral de la rotule reste retenu et ne peut pas être relevé jusqu'à l'horizontale chapitre de manuel : Abukar 2026
Instabilité rotulienne Antécédent de luxation partielle ou complète de la rotule vers l'extérieur Test d'appréhension positif : rotule poussée latéralement genou fléchi à 20-30°, le patient ressent une gêne ou une douleur et contracte le quadriceps pour ramener la rotule en place revue narrative : D'Ambrosi 2022 ; translation latérale excessive chapitre de manuel : Abukar 2026. Ce test, la bascule rotulienne et le test d'instabilité active partagent, dans un chapitre de manuel, une sensibilité d'environ 50 % et une spécificité de 72 à 100 % chapitre de manuel : Bump 2026
Maladie d'Osgood-Schlatter (enfant, adolescent) Douleur localisée par le patient à la tubérosité tibiale antérieure Sensibilité à la palpation de la tubérosité tibiale revue narrative : D'Ambrosi 2022revue narrative : Conrozier 2026chapitre de manuel : Bump 2026
Syndrome de Sinding-Larsen-Johansson (enfant, adolescent) Douleur localisée au pôle inférieur de la rotule Sensibilité à la palpation de la pointe distale de la rotule revue narrative : D'Ambrosi 2022revue narrative : Conrozier 2026
Arthrose fémoro-patellaire Atteinte intra-articulaire du cartilage, plutôt chez un patient plus âgé que le profil typique du syndrome fémoro-patellaire ; hors du champ de ce module Donnée non disponible dans les sources
Kyste ganglionnaire intra-articulaire Blocage mécanique, sensation d'accrochage, limitation de la fin d'extension IRM série de cas : Mir 2026
Tumeur osseuse de la rotule (tumeur à cellules géantes, ostéome ostéoïde, lymphome) Douleur nocturne, continue, progressive, ou tableau atypique résistant aux traitements habituels Radiographie simple en première intention rapport de cas : Mukherjee 2024

Quand adresser

  • Devant un blocage mécanique ou une limitation franche de l'extension, une IRM est l'examen de choix pour rechercher un kyste ganglionnaire intra-articulaire série de cas : Mir 2026.
  • Devant un tableau atypique, une douleur nocturne progressive ou une masse, une radiographie simple en première intention permet d'écarter une tumeur osseuse de la rotule avant d'engager une prise en charge kinésithérapique prolongée rapport de cas : Mukherjee 2024.
  • Pour le reste des situations où les tests d'instabilité ou de bascule rotulienne orientent vers une instabilité rotulienne franche (luxation partielle ou complète documentée), donnée non disponible dans les sources sur le moment précis à partir duquel un avis chirurgical est nécessaire plutôt qu'un traitement conservateur.

3. Examiner

L'examen associe l'observation de l'alignement du membre inférieur, la palpation et des tests de provocation. Pris isolément, la plupart des tests de l'examen physique du syndrome fémoro-patellaire ont une fiabilité faible ; les regrouper améliore la sensibilité et la spécificité du diagnostic revue : Kasitinon 2021. Une étude de cohorte confirme ce constat en chiffres : une douleur provoquée par une contraction résistée du genou identifie seul le syndrome fémoro-patellaire avec une valeur prédictive positive de 82 % et un rapport de vraisemblance positif de 2,2 (IC 95 % 0,99 à 5,2), alors qu'un groupement de trois signes (contraction résistée, douleur au squat, douleur à la palpation) porte la valeur prédictive positive à 89 % et le rapport de vraisemblance positif à 4,0 (IC 95 % 1,8 à 10,3) étude de cohorte prospective : Cook 2010. Le diagnostic reste avant tout clinique : une douleur péri-rotulienne ou rétro-patellaire provoquée par au moins une activité qui charge l'articulation fémoro-patellaire en flexion (voir la section « Comprendre la pathologie »).

Test de Craig (torsion fémorale)

À quoi il sert : mesurer l'antéversion fémorale, un facteur d'alignement qui peut contribuer au mauvais positionnement de la rotule. Position et geste : l'examinateur palpe le grand trochanter et fait tourner la hanche en rotation interne puis externe jusqu'à ce que le grand trochanter se trouve au point le plus latéral de la hanche revue narrative : D'Ambrosi 2022. Positif si : l'angle mesuré dépasse 15°, ce qui traduit un excès d'antéversion fémorale associé, à l'examen, à des rotules qui se regardent (« squinting patellae ») et à une marche pieds en dedans revue narrative : D'Ambrosi 2022. Ce que vaut le test : donnée non disponible dans les sources pour la précision diagnostique (sensibilité, spécificité) de ce test pris isolément.

Test de bascule rotulienne (patellar tilt test)

À quoi il sert : apprécier la tension du rétinaculum latéral de la rotule, en particulier dans le syndrome de compression latérale et l'instabilité rotulienne. Position et geste : genou en extension, quadriceps relâché, l'examinateur tente de soulever le bord latéral de la rotule vers le haut, le bord médial servant de charnière chapitre de manuel : Abukar 2026. Positif si : le bord latéral reste retenu et ne peut pas être ramené jusqu'à l'horizontale chapitre de manuel : Abukar 2026. Ce que vaut le test : un chapitre de manuel regroupe ce test avec le test d'instabilité active et le test d'appréhension, tous les trois affichant, ensemble, une sensibilité d'environ 50 % et une spécificité de 72 à 100 % chapitre de manuel : Bump 2026. Une étude prospective contrôlée (n = 86) confirme des chiffres très proches pour ce même groupe de tests (bascule rotulienne, instabilité active, patella alta, appréhension) : sensibilité inférieure à 50 %, spécificité de 72 à 100 % étude prospective contrôlée : Haim 2006. En clair, un test positif rend l'instabilité un peu plus probable, mais un test négatif ne l'écarte pas de façon fiable, tandis qu'un test franchement positif est plus convaincant pour la confirmer.

Test de glissement rotulien (patellar glide test)

À quoi il sert : évaluer la translation médio-latérale de la rotule et la laxité du rétinaculum. Position et geste : les sources ne s'accordent pas totalement sur la position : genou fléchi à 30°, quadriceps relâché, pour l'une étude cas-témoins : Pavone 2022, genou en extension complète pour l'autre revue narrative : D'Ambrosi 2022 ; le dossier ne permet pas de trancher. Positif si : une translation latérale excessive de la rotule indique une insuffisance du ligament fémoro-patellaire médial revue narrative : D'Ambrosi 2022. Ce que vaut le test : donnée non disponible dans les sources pour la précision diagnostique.

Test de rabotage rotulien (patellar grind test)

À quoi il sert : rechercher une souffrance fémoro-patellaire. Position et geste : patient allongé sur le dos, genou en extension, l'examinateur place le creux de la main au bord supérieur de la rotule du patient et demande une contraction du quadriceps pendant qu'il applique une pression vers le bas et vers l'intérieur sur la rotule revue narrative : D'Ambrosi 2022. Positif si : le mouvement de la rotule reproduit la douleur, ou le patient ne peut pas terminer le mouvement revue narrative : D'Ambrosi 2022. Ce que vaut le test : donnée non disponible dans les sources pour la précision diagnostique.

Test d'appréhension rotulienne (patellar apprehension test)

À quoi il sert : dépister une instabilité rotulienne. Position et geste : patient allongé sur le dos, genou fléchi à 20-30°, l'examinateur pousse la rotule latéralement revue narrative : D'Ambrosi 2022. Positif si : le patient ressent une gêne, une douleur, ou évite le mouvement en contractant le quadriceps pour ramener la rotule en place revue narrative : D'Ambrosi 2022 ; une translation latérale excessive de la rotule et un antécédent de luxation partielle ou complète renforcent la probabilité d'instabilité chapitre de manuel : Abukar 2026. Ce que vaut le test : dans le même chapitre de manuel cité pour la bascule rotulienne, ce test partage une sensibilité d'environ 50 % et une spécificité de 72 à 100 % chapitre de manuel : Bump 2026, confirmées par une étude prospective contrôlée qui trouve une sensibilité inférieure à 50 % et une spécificité de 72 à 100 % pour ce même groupe de tests étude prospective contrôlée : Haim 2006.

Test de patella alta

À quoi il sert : rechercher une position anormalement haute de la rotule, un facteur associé à l'instabilité rotulienne. Position, geste et critère de positivité : donnée non disponible dans les sources. Ce que vaut le test : regroupé avec la bascule rotulienne, le test d'instabilité active et le test d'appréhension dans une étude prospective contrôlée, il affiche, avec eux, une sensibilité inférieure à 50 % et une spécificité de 72 à 100 % étude prospective contrôlée : Haim 2006.

Test de compression fémoro-patellaire (patellofemoral compression test)

À quoi il sert : reproduire la douleur antérieure du genou par compression directe. Position et geste : genou du patient en extension, l'examinateur comprime doucement la rotule contre la trochlée puis la mobilise, ou demande au patient de contracter le quadriceps contre cette compression chapitre de manuel : Abukar 2026. Positif si : cette manœuvre reproduit la douleur antérieure du genou chapitre de manuel : Abukar 2026. Ce que vaut le test : donnée non disponible dans les sources pour la précision diagnostique.

Test de Hoffa

À quoi il sert : rechercher un syndrome d'impingement du coussinet adipeux de Hoffa, un diagnostic différentiel du syndrome fémoro-patellaire (voir la section « Reconnaître, et ne pas confondre »). Position et geste : pression ferme du pouce sous la rotule, juste en dehors du bord du tendon rotulien, genou fléchi à 30°, puis extension complète du genou maintenue sous pression constante chapitre de manuel : DuBose 2026 ; une variante presse le coussinet adipeux avec les doigts pendant que le patient contracte activement le quadriceps revue narrative : D'Ambrosi 2022. Positif si : la douleur augmente pendant la manœuvre chapitre de manuel : DuBose 2026 ; un coussinet adipeux gonflé peut être exquisément sensible à cette pression revue narrative : D'Ambrosi 2022. Ce que vaut le test : donnée non disponible dans les sources pour la précision diagnostique.

Test de compression rotulienne de Zohlen

À quoi il sert : évaluer l'irritation du cartilage sous la rotule revue narrative : Conrozier 2026. Position, geste et critère de positivité : donnée non disponible dans les sources. Ce que vaut le test : donnée non disponible dans les sources.

Test de provocation de la douleur antérieure du genou de 45 secondes

À quoi il sert : confirmer la douleur antérieure du genou et évaluer la rapidité d'apparition et la tolérance à une charge maintenue, en particulier chez l'adolescent. Position et geste : squat sur une jambe maintenu à environ 60° de flexion du genou pendant 45 secondes revue narrative : Conrozier 2026. Positif si : reproduction de la douleur pendant le maintien de la position revue narrative : Conrozier 2026. Ce que vaut le test : décrit comme particulièrement sensible chez l'adolescent, sans chiffre de sensibilité donné dans la source revue narrative : Conrozier 2026.

Squat en descente sur une jambe (single-legged decline squat test)

À quoi il sert : cartographier la localisation et la sévérité de la douleur, ce qui aide à distinguer une douleur diffuse (plutôt syndrome fémoro-patellaire) d'une douleur focale au pôle inférieur de la rotule (plutôt tendinopathie rotulienne, voir la section « Reconnaître, et ne pas confondre »). Position et geste : donnée non disponible dans les sources pour l'exécution précise du squat en descente. Positif si : une douleur focale au pôle inférieur de la rotule oriente vers une tendinopathie rotulienne plutôt qu'un syndrome fémoro-patellaire revue systématique : Hannington 2022. Ce que vaut le test : chez des basketteurs universitaires, ce test a provoqué une douleur chez 60 % des joueurs se plaignant de douleur antérieure du genou, plus souvent diffuse (70 % à gauche, 72 % à droite) que focale à la pointe inférieure de la rotule étude transversale : Hannington 2022.

Squat sur une jambe et fente avant (évaluation de l'alignement dynamique du genou)

À quoi il sert : évaluer le contrôle dynamique du genou pendant un mouvement fonctionnel, en particulier le valgus dynamique. Position et geste : pour le squat sur une jambe, départ en appui unipodal sur la jambe douloureuse, le patient réalise une flexion partielle de hanche et de genou en gardant le tronc droit ; pour la fente avant, départ en appui bipodal, le patient fait un pas en avant sur la jambe douloureuse puis fléchit simultanément les deux genoux étude transversale d'accord : Hansen 2021. Positif si : un valgus dynamique, défini par un déplacement médial excessif du genou et une augmentation apparente de l'angle du genou dans le plan frontal étude transversale d'accord : Hansen 2021. Ce que vaut le test : la reproductibilité est meilleure quand c'est le même kinésithérapeute qui réévalue le patient que lorsque deux kinésithérapeutes différents comparent leurs classements, surtout pour le squat sur une jambe. Accord intra-évaluateur : kappa pondéré de 0,70 (IC 95 % 0,51 à 0,89) pour le squat sur une jambe, de 0,58 (IC 95 % 0,37 à 0,79) pour la fente avant. Accord inter-évaluateurs : kappa pondéré de seulement 0,22 (IC 95 % -0,03 à 0,48, non significatif) pour le squat sur une jambe, de 0,48 (IC 95 % 0,25 à 0,7) pour la fente avant étude transversale d'accord : Hansen 2021. En clair, la fente avant est un outil un peu plus reproductible que le squat sur une jambe pour comparer deux évaluateurs différents.

4. Traiter

Le cadre : l'exercice et l'éducation en première ligne

Un guide de bonne pratique construit à partir d'une revue systématique, de l'avis des patients et du raisonnement clinique d'experts recommande que la thérapie par l'exercice et l'éducation du patient soient délivrées comme intervention principale chez toute personne souffrant de syndrome fémoro-patellaire ; les autres interventions ne sont ajoutées qu'en fonction du tableau clinique précis, après une évaluation complète qualité haute : Neal 2024. Une revue de guides de pratique clinique de plusieurs pays retrouve des recommandations cohérentes en faveur de la thérapie par l'exercice, des orthèses plantaires, du taping rotulien, de l'éducation du patient et des interventions combinées qualité moyenne d'après le résumé : Wallis 2021.

Ce qui marche, par force de preuve

Renforcement de la hanche : à privilégier en première intention. Une méta-analyse compare directement le renforcement des muscles de la hanche à celui des muscles du genou : le renforcement de la hanche réduit davantage la douleur, différence standardisée -1,740 (IC 95 % -2,212 à -1,267), contre -1,302 pour le genou, et améliore davantage la fonction mesurée par l'AKPS, différence standardisée 1,205 contre 1,023 pour le genou ; il augmente aussi la force isométrique des abducteurs de hanche (différence standardisée 0,848) et des rotateurs externes de hanche (différence standardisée 0,780), alors que le renforcement du genou n'augmente pas significativement la force des extenseurs du genou (différence standardisée 0,212, non significative) — probablement parce que la douleur du genou empêche une activation complète du quadriceps pendant l'exercice ciblé sur le genou qualité haute : Zhang 2025. Les cliniciens devraient donc privilégier le renforcement de la hanche en première intention Zhang 2025.

Ajouter le renforcement de la hanche au renforcement du genou fait mieux que le genou seul. Une autre méta-analyse, portant spécifiquement sur des femmes (96,3 % de l'échantillon), compare un programme combiné hanche et genou à un renforcement du genou seul : la combinaison réduit davantage la douleur, différence standardisée -1,29 (IC 95 % -1,98 à -0,59), et améliore davantage l'activité fonctionnelle, différence standardisée 0,99 (IC 95 % 0,22 à 1,76), sans différence claire sur la force musculaire, différence standardisée 0,20, non significative qualité moyenne d'après le résumé : Halabi 2025. Ces deux méta-analyses vont dans le même sens sans se contredire : l'une montre que la hanche seule fait mieux que le genou seul, l'autre que hanche et genou ensemble font mieux que le genou seul.

Le dosage habituel de l'exercice du genou reste mal standardisé. Une revue de 79 études décrit les exercices et les paramètres réellement utilisés pour renforcer les extenseurs du genou dans le syndrome fémoro-patellaire, sans pouvoir en chiffrer l'effet groupé faute d'homogénéité suffisante entre les études pour une méta-analyse : les exercices les plus utilisés sont l'élévation de jambe tendue (33 études), le squat (29 études) et l'extension de genou en chaîne ouverte (28 études), typiquement 3 séries de 10 répétitions avec le poids du corps, 3 séances par semaine, sur une durée médiane de 6 semaines ; la plupart des études (52 sur 79) ne faisaient progresser ni la charge ni la difficulté qualité haute : Gunhamn 2025.

Kinesio taping : soulage la douleur, sans effet démontré sur la force ni la fonction objective. Trois revues systématiques s'accordent sur ce point. La plus solide (méta-analyse de 10 essais, n = 364) trouve une réduction de la douleur, différence moyenne -0,58 (IC 95 % -1,10 à -0,07), et un gain sur l'échelle de Kujala à la limite de la significativité, différence moyenne 2,28 (IC 95 % 0,00 à 4,56), mais aucun effet sur le pic de force en extension ou en flexion du genou, sur l'amplitude de flexion, ni sur la proprioception, toutes différences non significatives qualité haute : Jiao 2025. Une seconde méta-analyse (14 essais) confirme un effet sur la douleur à court, moyen et long terme (différences moyennes de -1,54, -0,84 et -0,56 respectivement) mais pas sur les scores de Kujala ou de Lysholm qualité moyenne : Luo 2024. Une troisième revue, de méthode plus fragile, retrouve elle aussi un effet sur la douleur sans effet démontré sur la fonctionnalité, l'activité musculaire ou la biomécanique qualité moyenne d'après le résumé : Seijas-Otero 2023.

Stimulation électrique neuromusculaire (NMES) ajoutée à l'exercice : effet possible sur la fonction, pas sur la douleur. Une méta-analyse de 11 essais (n = 571) rapporte une preuve de très faible certitude selon laquelle ajouter la NMES à un programme d'exercice pourrait améliorer la fonction du genou et la force du quadriceps quand le traitement dure au moins six semaines, mais la NMES n'est pas supérieure à un programme de kinésithérapie classique pour soulager la douleur, améliorer l'activité électromyographique, ou l'activité et la participation du patient qualité haute : Abdelhamed 2025.

Autres traitements ajoutés à l'exercice : inégaux. Une revue de 45 essais (n = 2023) qui compare plusieurs traitements ajoutés à l'exercice contre l'exercice seul trouve que la stimulation électrique neuromusculaire et la diathermie diélectrique monopolaire semblent améliorer la douleur ressentie par le patient en plus de l'exercice, alors que le taping du genou, la vibration du corps entier, le biofeedback électromyographique et l'attelle de genou n'apportent pas de bénéfice supplémentaire par rapport à l'exercice seul non évaluable sur le seul résumé : Souto 2024. Le dry needling (aiguille sèche) combiné à l'exercice réduit davantage la douleur (différence moyenne -2,02, IC 95 % -2,36 à -1,67) et améliore davantage la fonction (différence moyenne 9,56, IC 95 % 7,84 à 11,27) que le dry needling seul, qui réduit déjà la douleur (différence moyenne -0,86, IC 95 % -1,17 à -0,55) et améliore la fonction (différence moyenne 5,33, IC 95 % 3,88 à 6,78) qualité moyenne d'après le résumé : Sun 2025. Une thérapie laser de haute intensité combinée à l'exercice réduit la douleur juste après le traitement, différence standardisée -0,66 (IC 95 % -0,98 à -0,35), et davantage encore au suivi, différence standardisée -1,08 (IC 95 % -1,89 à -0,26), mais sans effet démontré sur la fonction mesurée par l'échelle de Kujala, avec une certitude de preuve très faible qualité haute : de la Barra Ortiz 2026. L'entraînement avec restriction du flux sanguin apporte un effet significatif mais de pertinence clinique douteuse sur la douleur à court terme, différence standardisée 0,47 (IC 95 % 0,09 à 0,85), sans effet démontré sur la fonction ni sur la force du quadriceps par rapport à un renforcement classique non évaluable sur le seul résumé : Zeitlin 2025.

Orthèses plantaires et chaussures : effet incertain sur la charge de l'articulation. Une méta-analyse de 33 études (578 participants) sur les interventions basées sur le pied ne trouve pas d'effet significatif des semelles de soutien médial sur la charge de l'articulation fémoro-patellaire, à la marche (différence standardisée -0,08) ou à la course (différence standardisée 0,11) ; les chaussures minimalistes pourraient légèrement réduire cette charge, mais seulement à la course non évaluable sur le seul résumé : Kayll 2023.

Rééducation du mouvement avec rétroaction (feedback). Une méta-analyse en réseau de 37 essais (n = 1235) trouve que combiner des exercices de hanche et de genou à une rétroaction interne (feedback pendant le mouvement) modifie les mouvements du genou et de la hanche : diminution du mouvement du genou dans le plan frontal (différence standardisée -2,66) et du mouvement de la hanche dans le plan frontal (différence standardisée -0,47), avec une augmentation du mouvement du genou dans le plan sagittal (différence standardisée 1,03) non évaluable sur le seul résumé : Nunes 2023.

Ce qui n'a pas assez de preuve pour être recommandé

Le contrôle postural (l'équilibre) est altéré chez les personnes souffrant de syndrome fémoro-patellaire par rapport aux personnes sans douleur, mais la preuve est insuffisante pour dire qu'une intervention améliore ou modifie cet équilibre, et insuffisante aussi pour dire que des exercices d'équilibre améliorent la douleur ou la fonction qualité haute : Nunes 2022. Une preuve de faible certitude suggère seulement une amélioration à court terme du contrôle postural avec le Kinesio taping qualité moyenne d'après le résumé : Batista 2024.

La kinésiophobie (peur du mouvement) est modérément associée à une moins bonne fonction et faiblement associée à une douleur plus élevée chez les personnes souffrant de syndrome fémoro-patellaire ; des techniques de traitement passif (taping, attelles) peuvent réduire la kinésiophobie juste après leur utilisation, et des interventions ciblées sur la kinésiophobie peuvent la réduire après un traitement complet, mais la certitude de cette dernière preuve est très faible qualité moyenne d'après le résumé : Rethman 2023.

Cas particulier : le coureur

Chez le coureur souffrant de douleur de genou liée à la course, plusieurs interventions actives (rééducation de la technique de course, thérapie par l'exercice multicomposante) et passives (orthèses plantaires en coin médial, manipulation ostéopathique) pourraient être efficaces, avec des tailles d'effet allant de -0,90 à -4,96 en différence standardisée sur la douleur, mais avec une certitude de preuve très faible à faible non évaluable sur le seul résumé : Alexander 2022.

5. Doser

Ce que les études ont réellement prescrit

Une revue de 79 études a recensé les exercices et les paramètres de dosage réellement utilisés dans les essais sur le syndrome fémoro-patellaire. Les trois exercices les plus utilisés sont l'élévation de jambe tendue (33 études), le squat (29 études) et l'extension de genou en chaîne ouverte (28 études) ; la durée médiane des programmes est de 6 semaines (de 2 à 21 semaines selon les études), à raison de 3 séances par semaine dans la plupart des cas. La plupart des études (52 sur 79) ne faisaient progresser ni la charge ni la difficulté de l'exercice au fil du programme qualité haute : Gunhamn 2025.

Exercice Séries Répétitions Charge
Élévation de jambe tendue 3 (de 1 à 6) 10 (de 5 à 30) poids du corps (jusqu'à 75 % de 1RM)
Squat 3 (de 1 à 4) 10 (de 5 à 25) poids du corps (jusqu'à 80 % de 1RM)
Extension de genou assis 3 (de 1 à 6) 10 (de 3 à 30) 70 % de 1RM (de poids du corps à 80 % de 1RM)
Extension de genou terminale 3 (de 1 à 5) 10 (de 5 à 55) poids du corps (jusqu'à 10RM)
Squat dos au mur (wall squat) 3 (de 1 à 3) 10 (de 10 à 20) poids du corps (jusqu'à poids du corps + 10 %)
Step down (descente de step) 3 (de 1 à 3) de 20 à 10 poids du corps (jusqu'à poids du corps + 10 %)
Squat sur une jambe 3 (de 1 à 3) 10 (de 6 à 20) poids du corps (jusqu'à 70 % de 1RM)
Contraction statique du quadriceps (quad set) 3 (de 1 à 3) 10 (de 10 à 15) poids du corps (jusqu'à poids du corps + bande élastique)
Presse à jambes (leg press) 3 (de 2 à 4) 10 (de 7 à 20) 70 % de 1RM (de 50 % à 80 % de 1RM)
Fentes (lunges) 3 10 (de 6 à 25) poids du corps (jusqu'à 70 % de 1RM)

Table construite à partir des valeurs médianes rapportées, avec l'étendue observée entre études entre parenthèses qualité haute : Gunhamn 2025.

Durée et rythme du programme

Un guide de pratique clinique multidisciplinaire recommande une thérapie par l'exercice centrée sur le quadriceps et/ou la hanche pendant 6 à 12 semaines, avec un programme qui s'adapte en continu à l'intensité de la douleur ressentie par le patient ; dans la cohorte à l'origine de cette recommandation, la moitié des patients se disaient satisfaits de cette thérapie par l'exercice recommandation de pratique clinique : Ophey 2024. Les essais qui comparent le renforcement de la hanche au renforcement du genou durent typiquement de 3 à 12 semaines qualité haute : Zhang 2025.

Renforcement isolé de la hanche

Plusieurs essais donnent des paramètres concrets pour le renforcement isolé de la hanche, avec des protocoles proches les uns des autres. Un protocole d'essai randomisé contrôlé prévoit une abduction de hanche en décubitus latéral, une rotation externe de hanche (« clam-shell »), une extension de hanche en procubitus, une élévation de jambe tendue en décubitus dorsal, une extension terminale de genou en procubitus et un mini-squat, à raison de 3 séries de 10 à 20 répétitions, 3 séances par semaine pendant 6 semaines, avec une progression du nombre de répétitions de 10 à 20 par série au fil du programme protocole d'essai contrôlé randomisé : Hott 2015. Un autre protocole, chez des femmes de 18 à 30 ans, prescrit une abduction de hanche en décubitus latéral et un « clam-shell » à 3 séries de 15 répétitions, à 70 % d'une répétition maximale ou à la charge maximale supportée sur 10 répétitions, 3 séances par semaine pendant 4 semaines, avec une augmentation de la charge dès que l'exercice devient facile protocole d'essai contrôlé randomisé : Rabelo 2014.

Un essai contrôlé randomisé avec plan croisé (n = 109) a testé un renforcement concentrique des rotateurs externes et des abducteurs de hanche à 60 % d'une répétition maximale, 3 séances par semaine pendant 4 semaines, associé à un étirement statique des rotateurs internes de hanche en 4 répétitions, 3 séances par semaine pendant 4 semaines : ce programme combiné a amélioré significativement la douleur (échelle visuelle analogique) et la fonction (score de Kujala, questionnaire fonctionnel), un bénéfice maintenu au moins 12 semaines après la fin du traitement essai contrôlé randomisé avec plan croisé : Jellad 2021. Un renforcement des abducteurs et rotateurs externes de hanche ajouté à un programme conventionnel de 4 semaines a amélioré le score de Kujala de façon plus marquée que l'ajout d'un entraînement proprioceptif essai contrôlé randomisé : Raju 2024. Un essai multicentrique qui compare, sur 6 semaines, un protocole centré sur la hanche à un protocole centré sur le genou retrouve une amélioration de la douleur et de la fonction dans les deux groupes, avec une résolution plus précoce de la douleur et un gain de force plus important dans le groupe hanche essai contrôlé randomisé multicentrique : Ferber 2014.

Autres modalités, quand elles sont ajoutées à l'exercice

Quand une stimulation électrique neuromusculaire est ajoutée à l'exercice, les protocoles étudiés vont de 2 à 10 séances par semaine sur une durée de 3 à 12 semaines, un programme de 3 séances par semaine sur six semaines étant explicitement décrit dans l'un des essais qualité haute : Abdelhamed 2025. La thérapie laser de haute intensité combinée à l'exercice a été testée à raison de 2 à 5 séances par semaine, sur des programmes de 2 à 4 semaines qualité haute : de la Barra Ortiz 2026. Le Kinesio taping a été évalué sur des durées allant de l'application immédiate jusqu'à six semaines qualité haute : Jiao 2025.

Syndrome de compression latérale de la rotule : une durée plus longue

Pour le syndrome de compression latérale de la rotule, un diagnostic différentiel proche du syndrome fémoro-patellaire (voir la section « Reconnaître, et ne pas confondre »), un chapitre de manuel décrit des exercices ciblés — squat dos au mur à angle de flexion partiel, presse à jambes à charge faible, exercices d'extension terminale du genou — poursuivis sur une durée plus longue, de 3 à 6 mois de traitement régulier, avec un soulagement de la douleur et une amélioration de la fonction chez 75 à 90 % des patients chapitre de manuel : Abukar 2026.

Ce que le dossier ne permet pas de chiffrer

Le dossier ne donne pas de paramètres de séries, répétitions ou charge pour les exercices de contrôle moteur avec rétroaction, ni pour les exercices proposés dans le syndrome d'impingement du coussinet de Hoffa (renforcement en chaîne fermée du quadriceps, renforcement des fibres postérieures du moyen glutéal) : donnée non disponible dans les sources.

6. Suivre

Échelle de Kujala (Anterior Knee Pain Scale, AKPS)

L'échelle de Kujala, aussi appelée Anterior Knee Pain Scale, mesure la douleur et la fonction du genou chez les personnes souffrant de syndrome fémoro-patellaire ; elle est cotée de 0 à 100 qualité haute : Zhang 2025. Un score plus élevé traduit une meilleure fonction : les programmes de renforcement de la hanche et de renforcement du genou améliorent tous deux ce score de façon importante par rapport à l'absence d'intervention, avec un effet plus grand pour la hanche (différence standardisée 1,205) que pour le genou (différence standardisée 1,023) qualité haute : Zhang 2025. Le dossier ne précise pas à partir de quel changement de score de Kujala l'amélioration devient perceptible pour le patient.

Échelle visuelle analogique (VAS) et échelle numérique de douleur

L'échelle visuelle analogique mesure l'intensité de la douleur ; elle est cotée de 0 à 10 centimètres qualité haute : Zhang 2025. Le renforcement de la hanche réduit la douleur mesurée sur cette échelle de façon plus importante (différence standardisée -1,740) que le renforcement du genou seul (différence standardisée -1,302) qualité haute : Zhang 2025. Le dossier ne précise pas de seuil de changement minimal cliniquement important pour cette échelle dans le syndrome fémoro-patellaire.

Autres échelles rapportées par le patient

Les scores Lysholm, Tegner Activity Scale, SF-36, Lower Extremity Function Scale (LEFS), WOMAC, KOOS et le Knee Outcome Survey - Activities of Daily Living Scale sont utilisés dans plusieurs études du dossier pour suivre la fonction du genou, le niveau d'activité ou la qualité de vie après traitement du syndrome fémoro-patellaire, mais le dossier ne précise ni leur mode de cotation détaillé, ni de seuil de changement cliniquement significatif qualité haute : Gunhamn 2025qualité haute : Abdelhamed 2025qualité moyenne : Luo 2024.

Star Excursion Balance Test et Y-Balance Test

Ces tests mesurent la distance maximale à laquelle le patient peut atteindre avec un pied, dans plusieurs directions, en restant en équilibre sur l'autre pied : une distance d'atteinte plus grande traduit un meilleur contrôle postural dynamique. Chez les personnes souffrant de syndrome fémoro-patellaire, les distances d'atteinte sont réduites par rapport à des personnes sans douleur, vers l'avant (différence standardisée 0,53), vers l'arrière-intérieur (différence standardisée 0,54), vers l'arrière-extérieur (différence standardisée 0,59) et sur le score composite (différence standardisée 0,46) ; à l'inverse, les indices de stabilité (une valeur plus basse traduit une meilleure stabilité) sont, eux, dégradés en appui sur une jambe, vers l'avant et l'arrière (différence standardisée -0,71) et globalement (différence standardisée -0,63), ainsi qu'en appui sur les deux jambes (différence standardisée -0,39) qualité moyenne d'après le résumé : Batista 2024. Le dossier ne précise pas de seuil de changement cliniquement significatif pour ces mesures.

Kinésiophobie (peur du mouvement)

Une mesure de kinésiophobie (peur du mouvement ou de la reblessure, sans que le dossier ne précise l'instrument exact) est modérément associée à une moins bonne fonction, coefficient de corrélation -0,440, et faiblement associée à une douleur plus élevée, coefficient de corrélation 0,162, chez les personnes souffrant de syndrome fémoro-patellaire qualité moyenne d'après le résumé : Rethman 2023. Le dossier ne précise pas de seuil de changement cliniquement significatif pour cette mesure.

Écouter

Le module en épisodes de huit minutes, une question par épisode. Voix de synthèse, texte tiré du module et vérifié. Flux du podcast pour votre application.

  • 1. Genou douloureux : ce que tu dois savoir03:26
  • 2. Quel test confirme le fémoro-patellaire ?04:40
  • 3. Douleur de genou : quand s'inquiéter ?04:49
  • 4. Hanche ou genou : que renforcer d'abord ?04:13
  • 5. Le Kinesio tape suffit-il vraiment ?04:23
  • 6. L'équilibre du genou, ça se rééduque vraiment ?04:22

Exercices testés par les études

Score de soutien, calculé par le code : 3 points par revue systématique de méthode solide, 2 correcte, 1 fragile, sur résumé ou non évaluée, 1 par essai, 0 par revue écartée ; un point ne compte que si l'étude rapporte un effet favorable. Les trois premiers sont « les mieux soutenus par les études », pas « les meilleurs ».

Les mieux soutenus par les études

Illustration approchante : Leg Press (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Presse à jambes score 4

Sit on leg press machine, feet on platform, push out slowly and return. Start light, progress gradually. (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 (2–4) séries de 10 (7–20) · charge 70% 1 RM (50%–80% 1 RM) — Leg press · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
  • charge low weight — leg presses at low weight · effet favorable · critère : pain relief and improved function (Abukar, 2025, NBK617064)
nom d'origine dans les études : Leg press; leg presses at low weight
Illustration approchante : Leg Extension (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Extension terminale de genou score 4

Supine, place towel roll under knee, tighten quad to fully straighten knee pressing into towel, hold 5s, relax (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 (1–5) séries de 10 (5–55) · charge BW (BW—10 RM) — Terminal knee extension · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
  • dose non précisée — terminal knee extension drills · effet favorable · critère : pain relief and improved function (Abukar, 2025, NBK617064)
  • 3 séries de 10-20 · 3 times per week · pendant 6 weeks · progression progression up to a maximum 20 × 3 — prone terminal knee extensions · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Hott, 2015, 10.1186/s12891-015-0493-6)

Les études divergent : L'effet rapporte differe selon les etudes : favorable dans deux sources, incertain dans un protocole d'essai controle randomise dont les resultats ne sont pas encore publies.

Vidéo : Physio REHAB, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Terminal knee extension; prone terminal knee extensions; terminal knee extension drills

Chaise contre le mur score 4

  • 3 (1–3) séries de 10 (10–20) · charge BW (BW—BW + 10%) — Wall squat · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
  • dose non précisée — wall sits at partial flexion · effet favorable · critère : pain relief and improved function (Abukar, 2025, NBK617064)
Vidéo : Get Strong with Emily, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Wall squat; wall sits at partial flexion
Les autres exercices testés (16)

Squat score 3

  • 3 (1–4) séries de 10 (5–25) · charge BW (BW—80% 1 RM) — Squat · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge 70% of a maximum repetition · 3 times per week · pendant 4 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Squat · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)
  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge maximum load that each patient could support while completing 10 repetitions · 3 times per week · pendant 4 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Modified squat · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)

Les études divergent : L'effet rapporte differe selon les etudes : favorable dans une revue qui decrit les pratiques les plus frequentes sans comparateur, incertain dans des protocoles d'essais dont les resultats ne sont pas encore publies.

Vidéo : ExperienceLifeMag, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Modified squat; Squat
Illustration approchante : Leg Extension (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Élévation de jambe tendue score 3

Lie flat, tighten thigh, keep knee straight, lift leg ~30cm off bed, hold 3 seconds, lower. (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 (1–6) séries de 10 (5–30) · charge BW (BW—75% 1 RM) — Straight leg raises · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
  • 3 séries de 10-20 · 3 times per week · pendant 6 weeks · progression progression up to a maximum 20 × 3 — straight leg raises in the supine position · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Hott, 2015, 10.1186/s12891-015-0493-6)

Les études divergent : L'effet rapporte differe selon les etudes : favorable dans une revue qui decrit les pratiques les plus frequentes sans comparateur, incertain dans un protocole d'essai dont les resultats ne sont pas encore publies.

Vidéo : MyMichiganHealth, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Straight leg raises; straight leg raises in the supine position

Extension de genou assis score 3

  • 3 (1–6) séries de 10 (3–30) · charge 70% 1 RM (BW—80% 1 RM) — Knee extension (sitting) · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge 70% of a maximum repetition · 3 times per week · pendant 4 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Knee extension · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)

Les études divergent : L'effet rapporte differe selon les etudes : favorable dans une revue qui decrit les pratiques les plus frequentes sans comparateur, incertain dans un protocole d'essai controle randomise dont les resultats ne sont pas encore publies.

nom d'origine dans les études : Knee extension; Knee extension (sitting)
Illustration approchante : Wall Sit (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Mini-squat dos au mur score 0

Stand with back against wall, feet shoulder-width, slowly squat ~30 degrees, hold 3s, stand up. (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 séries de 10-20 · 3 times per week · pendant 6 weeks · progression progression up to a maximum 20 × 3 — mini-squat · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Hott, 2015, 10.1186/s12891-015-0493-6)
Vidéo : Spire Injury Clinic, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : mini-squat
Illustration approchante : Step-Down (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Descente de step score 3

Stand on step, slowly lower with surgical leg control, good foot touches ground then returns. Focus on quad eccentric control. (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 (1–3) séries de 20–10 · charge BW (BW—BW + 10%) — Step downs · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
nom d'origine dans les études : Step downs
Illustration approchante : Squat (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Squat sur une jambe score 3

Stand on surgical leg, lift good foot, slowly squat ~30-45 degrees and stand. Hold chair if needed. (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 (1–3) séries de 10 (6–20) · charge BW (BW—70% 1 RM) — Single leg squat · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
  • 3 sets séries de 15 repetitions · 3 times per week · pendant 1 week · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — One Leg Squat · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)

Les études divergent : L'effet rapporte differe selon les etudes : favorable dans une revue qui decrit les pratiques les plus frequentes sans comparateur, incertain dans un protocole d'essai controle randomise dont les resultats ne sont pas encore publies.

Vidéo : Physio REHAB, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : One Leg Squat; Single leg squat
Illustration approchante : Leg Extension (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Contraction statique du quadriceps score 3

Lie flat, tighten thigh muscle pressing knee down, hold 5 seconds, release. (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 (1–3) séries de 10 (10–15) · charge BW (BW—BW + Resistance band) — Quad Set · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
nom d'origine dans les études : Quad Set

Fente avant score 3

  • 3 (3–3) séries de 10 (6–25) · charge BW (BW—70% 1 RM) — Lunges · effet favorable · critère : most common exercises (Gunhamn, 2025, 10.3389/fresc.2025.1641054)
  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge 70% of a maximum repetition · 3 times per week · pendant 2 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Forward lunge · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)
  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge maximum load that each patient could support while completing 10 repetitions · 3 times per week · pendant 2 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Modified forward lunge · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)

Les études divergent : L'effet rapporte differe selon les etudes : favorable dans une revue qui decrit les pratiques les plus frequentes sans comparateur, incertain dans des protocoles d'essais dont les resultats ne sont pas encore publies.

Vidéo : Barbell Logic, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Forward lunge; Lunges; Modified forward lunge
Illustration approchante : Side-Lying Hip Abduction (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Abduction de hanche en décubitus latéral score 0

Lie on unaffected side, slowly lift top leg toward ceiling, hold 2s, lower slowly (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 séries de 10-20 · 3 times per week · pendant 6 weeks · progression progression up to a maximum 20 × 3 — side-lying hip abduction · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Hott, 2015, 10.1186/s12891-015-0493-6)
  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge 70% of a maximum repetition · 3 times per week · pendant 4 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Side lying hip abduction · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)
Vidéo : Spire Injury Clinic, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Side lying hip abduction; side-lying hip abduction

Clamshell (rotation externe de hanche) score 0

Side-lying, knees bent 45°, feet together, open top knee like a clamshell without rotating pelvis, slowly close (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 séries de 10-20 · 3 times per week · pendant 6 weeks · progression progression up to a maximum 20 × 3 — hip external rotation (clam-shell) · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Hott, 2015, 10.1186/s12891-015-0493-6)
  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge maximum load that each patient could support while completing 10 repetitions · 3 times per week · pendant 4 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Side lying clam exercise · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)
Vidéo : Get Strong with Emily, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Side lying clam exercise; hip external rotation (clam-shell)
Illustration approchante : Hip Extension with Bands (free-exercise-db). Le geste testé est celui décrit par les études.

Extension de hanche en procubitus score 0

Lie prone, keep knee straight, squeeze glute to lift leg ~15 degrees, hold and lower slowly (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 séries de 10-20 · 3 times per week · pendant 6 weeks · progression progression up to a maximum 20 × 3 — prone hip extension · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Hott, 2015, 10.1186/s12891-015-0493-6)
Vidéo : Professional Seminars, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : prone hip extension

Marche latérale avec bande élastique score 0

  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge maximum load that each patient could support while completing 10 repetitions · 3 times per week · pendant 3 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Lateral band walks · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)
Vidéo : Spire Injury Clinic, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Lateral band walks
Illustration approchante : Balance Board (free-exercise-db). Le geste testé est celui décrit par les études.

Équilibre sur une jambe score 0

Hold chair, slowly lift good foot, balance on surgical leg for 30s. Gradually reduce support. (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)

  • 3 sets séries · 3 times per week · pendant 2 weeks — One-leg balance with knee flexion · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)
Vidéo : Get Strong with Emily, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : One-leg balance with knee flexion
Illustration approchante : Hip Adduction Machine (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.

Adduction excentrique de hanche en charge score 0

  • 3 sets séries de 15 repetitions · charge 70% of a maximum repetition · 3 times per week · pendant 2 weeks · progression Resistance was increased as soon as the exercise became easy to execute. — Eccentric adduction of the hip with weight-bearing · effet incertain · critère : protocole d'essai controle randomise sans resultat publie dans le dossier (Rabelo, 2014, 10.1186/1471-2474-15-157)
nom d'origine dans les études : Eccentric adduction of the hip with weight-bearing
Illustration approchante : External Rotation (free-exercise-db). Le geste testé est celui décrit par les études.

Renforcement à la poulie des rotateurs externes et abducteurs de hanche score 1

  • charge 60% of the patient's 1-repetition maximum · 3 sessions a week · pendant 4 weeks — concentric strengthening of the hip external rotators and abductors · effet favorable · critère : VAS score (Jellad, 2021, 10.1177/2325967121989729)
nom d'origine dans les études : concentric strengthening of the hip external rotators and abductors
Illustration approchante : Internal Rotation with Band (free-exercise-db). Le geste testé est celui décrit par les études.

Étirement statique des rotateurs internes de hanche score 1

  • 4 repetitions séries · 3 sessions a week · pendant 4 weeks — static stretching of the hip internal rotators · effet favorable · critère : VAS score (Jellad, 2021, 10.1177/2325967121989729)
nom d'origine dans les études : static stretching of the hip internal rotators

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Testez-vous

5 questions, réponse immédiate. Votre score reste dans ce navigateur, rien n’est envoyé ; 15 questions au total, 5 différentes chaque jour.

1. Quel est, selon le dossier, le ratio femmes/hommes approximatif du syndrome fémoro-patellaire ?

2. Quelle proportion des troubles de genou vus en consultation le syndrome fémoro-patellaire représente-t-il ?

3. Une douleur nocturne, continue, qui s'aggrave progressivement chez un adulte jeune doit faire évoquer en priorité :

4. Chez un enfant ou un adolescent, une douleur localisée à la tubérosité tibiale antérieure oriente vers quel diagnostic différentiel ?

5. À quoi sert le test de Craig dans le bilan du syndrome fémoro-patellaire ?

7. Bibliographie

  1. Giant Cell Tumor of Patella with Secondary Aneurysmal Bone Cyst-A Rare Case Report of Anterior Knee Pain in Young Adults.
    Mukherjee K, Ghorai TK, Kumar A et al. · 2024 · Journal of orthopaedic case reports
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  2. Intra-articular Ganglionic Cysts of Knee: A Cause for Anterior Knee Pain.
    Mir FN, Qadri WK, Mehraj U et al. · 2026 · Journal of orthopaedic case reports
    DOI ↗Open access · cc-by-nc ↗Texte intégral analysé
  3. Prevalence and Pain Distribution of Anterior Knee Pain in Collegiate Basketball Players.
    Hannington M, Tait T, Docking S et al. · 2022 · Journal of athletic training
  4. Effects of lower limb strengthening training on lower limb biomechanical characteristics and knee pain in patients with patellofemoral pain: a systematic review and meta-analysis.
    Zhang Z, Zhang Z, Zheng B et al. · 2025 · European journal of medical research
    DOI ↗Open access · cc-by-nc-nd ↗Texte intégral analyséRevue systématique
  5. Best practice guide for patellofemoral pain based on synthesis of a systematic review, the patient voice and expert clinical reasoning.
    Neal BS, Lack SD, Bartholomew C et al. · 2024 · British journal of sports medicine
    DOI ↗Open access ↗Texte intégral analyséRevue systématique
  6. Efficacy on pain and knee function of Kinesio taping among patients with patellofemoral pain syndrome: a systematic review and meta-analysis.
    Jiao H, Tao M, Cui X · 2025 · BMC musculoskeletal disorders
    DOI ↗Open access · cc-by-nc-nd ↗Texte intégral analyséRevue systématique
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  8. Is Postural Control Affected in People with Patellofemoral Pain and Should it be Part of Rehabilitation? A Systematic Review with Meta-analysis.
    Nunes GS, Rodrigues DZ, Hörbe L et al. · 2022 · Sports medicine - open
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    Conrozier T, Lohse A · 2026 · Orthopedic reviews
    DOI ↗Open access · cc-by-nc ↗Texte intégral analysé
  10. There is more to the knee joint than just the quadriceps: A systematic review with meta-analysis and evidence gap map of hamstring strength, flexibility, and morphology in individuals with gradual-onset knee disorders.
    Lopes HS, Waiteman MC, Priore LB et al. · 2023 · Journal of sport and health science
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  12. Effectiveness of Kinesio tape in the treatment of patients with patellofemoral pain syndrome: A systematic review and meta-analysis.
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    DOI ↗Open access · cc-by-nc ↗Texte intégral analyséMéta-analyse
  13. Trunk Biomechanics in Individuals with Knee Disorders: A Systematic Review with Evidence Gap Map and Meta-analysis.
    Waiteman MC, Chia L, Ducatti MHM et al. · 2022 · Sports medicine - open
    DOI ↗Open access · cc-by ↗Texte intégral analyséRevue systématique
  14. Understanding the patho-anatomy of patellofemoral pain: A crucial foundation for comprehensive management.
    Garza-Borjón A, González-González M, de la Garza-Salazar JF et al. · 2024 · Orthopedic reviews
  15. Physical Examination and Patellofemoral Pain Syndrome: an Updated Review.
    Kasitinon D, Li WX, Wang EXS et al. · 2021 · Current reviews in musculoskeletal medicine
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    DOI ↗Open access · cc-by ↗Texte intégral analyséRevue
  17. Efficacy of high-intensity laser therapy for patellofemoral pain: a systematic review and meta-analysis.
    de la Barra Ortiz HA, Parizotto NA, Lange CHC et al. · 2026 · Chiropractic & manual therapies
    DOI ↗Open access · cc-by ↗Texte intégral analyséRevue systématique
  18. A systematic review of running-related musculoskeletal injuries in runners.
    Kakouris N, Yener N, Fong DTP · 2021 · Journal of sport and health science
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  19. Anterior knee pain in runners after a half-marathon race.
    Martinez-Cano JP, Ramos-Rivera JC, Gómez-García J et al. · 2021 · Journal of clinical orthopaedics and trauma
  20. Patellar Osteoid Osteoma: A Rare Cause for Anterior Knee Pain.
    Jagadish S, Prahallad AC, Ramachandra HB et al. · 2025 · Journal of orthopaedic case reports
    DOI ↗Open access · cc-by-nc ↗Texte intégral analysé
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    DOI ↗Pas d'open accessRevue systématique
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  29. Are adjunct treatments effective in improving pain and function when added to exercise therapy in people with patellofemoral pain? A systematic review with meta-analysis and appraisal of the quality of interventions.
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    DOI ↗Pas d'open accessRevue systématique
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    Zeitlin C, Shepherd M, Lack SD et al. · 2025 · Physical therapy in sport : official journal of the Association of Chartered Physiotherapists in Sports Medicine
  32. Do biomechanical foot-based interventions reduce patellofemoral joint loads in adults with and without patellofemoral pain or osteoarthritis? A systematic review and meta-analysis.
    Kayll SA, Hinman RS, Bryant AL et al. · 2023 · British journal of sports medicine
  33. Effectiveness of Interventions Aimed at Changing Movement Patterns in People With Patellofemoral Pain: A Systematic Review With Network Meta-analysis.
    Nunes GS, de Oliveira J, Iacob GS et al. · 2023 · The Journal of orthopaedic and sports physical therapy
    DOI ↗Pas d'open accessRevue systématique
  34. Clinic- and laboratory-based measures of postural control in patellofemoral pain: A systematic review with meta-analysis and evidence gap map.
    Batista NP, de Oliveira Silva D, Mochizuki L et al. · 2024 · Gait & posture
  35. Kinesiophobia Is Associated With Poor Function and Modifiable Through Interventions in People With Patellofemoral Pain: A Systematic Review With Individual Participant Data Correlation Meta-Analysis.
    Rethman KK, Mansfield CJ, Moeller J et al. · 2023 · Physical therapy
    DOI ↗Open access ↗Revue systématique
  36. Strategies to prevent and manage running-related knee injuries: a systematic review of randomised controlled trials.
    Alexander JLN, Culvenor AG, Johnston RRT et al. · 2022 · British journal of sports medicine
    DOI ↗Pas d'open accessMéta-analyse
  37. Dutch multidisciplinary guideline on anterior knee pain: Patellofemoral pain and patellar tendinopathy.
    Ophey M, Koëter S, van Ooijen L et al. · 2024 · Knee surgery, sports traumatology, arthroscopy : official journal of the ESSKA
    DOI ↗Open access · cc-by ↗Texte intégral analyséRecommandation
  38. Study protocol: a randomised controlled trial comparing the long term effects of isolated hip strengthening, quadriceps-based training and free physical activity for patellofemoral pain syndrome (anterior knee pain).
    Hott A, Liavaag S, Juel NG et al. · 2015 · BMC musculoskeletal disorders
    DOI ↗Open access · cc-by ↗Texte intégral analyséEssai contrôlé randomisé
  39. Neuromuscular training and muscle strengthening in patients with patellofemoral pain syndrome: a protocol of randomized controlled trial.
    Rabelo ND, Lima B, Reis AC et al. · 2014 · BMC musculoskeletal disorders
    DOI ↗Open access · cc-by ↗Texte intégral analyséEssai contrôlé randomisé
  40. Combined Hip Abductor and External Rotator Strengthening and Hip Internal Rotator Stretching Improves Pain and Function in Patients With Patellofemoral Pain Syndrome: A Randomized Controlled Trial With Crossover Design.
    Jellad A, Kalai A, Guedria M et al. · 2021 · Orthopaedic journal of sports medicine
  41. Effects of hip abductor with external rotator strengthening versus proprioceptive training on pain and functions in patients with patellofemoral pain syndrome: A randomized controlled trial.
    Raju A, Jayaraman K, Nuhmani S et al. · 2024 · Medicine
    DOI ↗Open access · cc-by-nc ↗Essai contrôlé randomisé
  42. Strengthening of the hip and core versus knee muscles for the treatment of patellofemoral pain: a multicenter randomized controlled trial.
    Ferber R, Bolgla L, Earl-Boehm JE et al. · 2014 · Journal of athletic training
    DOI ↗Open access ↗Essai contrôlé randomisé
  43. Patellofemoral Syndrome
    Bump JM, Lewis L · 2023 · StatPearls (NCBI Bookshelf)
    Bookshelf ↗Texte intégral analyséChapitre de manuel
  44. Lateral Patellar Compression Syndrome
    Abukar A, Li D · 2025 · StatPearls (NCBI Bookshelf)
    Bookshelf ↗Texte intégral analyséChapitre de manuel
  45. Hoffa Pad Impingement Syndrome
    DuBose M, Taqi M · 2023 · StatPearls (NCBI Bookshelf)
    Bookshelf ↗Texte intégral analyséChapitre de manuel

Module rédigé par une intelligence artificielle à partir des 45 études citées ci-dessus et vérifié par un programme (références et chiffres). Chaque affirmation renvoie à sa source. 1 passage(s) marqués « Explication générale » sont des explications du rédacteur, sans chiffre, non tirées d'une étude du dossier. Définitions de méthode rédigées par l'IA pour la lecture ; elles ne viennent pas des études citées.