La coxarthrose est une dégradation progressive du cartilage, du bourrelet (labrum) et de l'os sous-chondral de la hanche ; l'arthrose toutes localisations est passée de 247,51 à 527,81 millions de personnes dans le monde entre 1990 et 2019 Ferrini 2026.
Signature clinique : douleur inguinale antérieure (« signe en C »), raideur après inactivité, marche antalgique ; à l'examen, un squat douloureux en arrière ou une douleur inguinale à la mobilisation passive sont très spécifiques (96 % et 94 %), une adduction passive diminuée est le test le plus sensible (80 %) Metcalfe 2019.
Alerte : douleur reproduite à la palpation de l'anneau pelvien chez une personne âgée ostéoporotique doit faire suspecter une fracture de fragilité du bassin, pas une poussée de coxarthrose : demander une TDM avant de conclure Ogawa 2022.
Une aggravation en quelques semaines doit faire évoquer une coxarthrose rapidement progressive, rare mais très destructrice pour la tête fémorale Oprișan 2024.
Ne pas confondre avec une radiculopathie lombaire (douleur sous le genou, élévation de la jambe tendue sensible) ni un conflit fémoro-acétabulaire chez le sujet jeune Sakellariou 2026.
Traiter : l'exercice a un effet net contre l'absence de traitement mais plus incertain face à un simple contrôle d'attention, et un effet comparable aux anti-inflammatoires oraux sur la douleur Hall 2026Weng 2023.
Ne marche pas, ou déconseillé, pour la hanche spécifiquement : acide hyaluronique (pas d'effet net vs placebo) et cellules souches, déconseillés par les recommandations de haute qualité ; le PRP n'a pas montré de différence pour la hanche alors qu'il fonctionne pour le genou Pereira 2024Gibbs 2023Xiong 2023.
Dose : renforcement en résistance de haute intensité (5 exercices) ou exercice neuromusculaire (10 exercices), 2 séances supervisées d'une heure par semaine pendant 12 semaines, avec un bénéfice comparable entre les deux approches Kjeldsen 2024.
Suivre avec le WOMAC, le score de Harris (seuil pratique de 60 points pour discuter d'un essai conservateur avant chirurgie) et le Timed Up and Go ; la classification radiographique de Kellgren-Lawrence situe la sévérité mais ne suit pas l'évolution clinique Faber 2024Hayashi 2022.
Après prothèse totale de hanche, jusqu'à 36 % des patients gardent une douleur à long terme, d'où l'intérêt d'essayer l'exercice avant d'opérer : seuls 20 % le tentent aujourd'hui Hayashi 2025.
1. Comprendre la pathologie
L'anatomie utile en trois phrases
Explication générale La hanche est une articulation en bille et cupule : la tête du fémur s'articule dans l'acétabulum du bassin, les deux surfaces étant recouvertes de cartilage articulaire qui permet un glissement sans frottement et répartit les contraintes de l'appui. Un bourrelet fibrocartilagineux (labrum), la capsule articulaire et les muscles périarticulaires stabilisent l'articulation et guident son mouvement dans les trois plans. C'est ce cartilage, cette bordure labrale et l'os juste sous le cartilage (os sous-chondral) qui se dégradent progressivement dans la coxarthrose.
Le mécanisme : comment le cartilage se dégrade
Le processus commence quand la charge mécanique appliquée au cartilage dépasse sa capacité d'adaptation ; ce stress active des voies de signalisation à l'intérieur des chondrocytes (les cellules du cartilage), en particulier les voies MAPK et NF-κB, qui déclenchent la production d'enzymes de dégradation (métalloprotéinases matricielles, notamment la MMP-13) détruisant le collagène de type II du cartilage revue narrative : Sakellariou 2026.
Longtemps vue comme une simple « usure » mécanique, la coxarthrose est aujourd'hui comprise comme une maladie touchant toute l'articulation, associant dégradation du cartilage, remodelage de l'os sous-chondral et inflammation de la membrane synoviale Katz 2021revue systématique : Waluyo 2023. Une piste de recherche récente propose un lien entre déséquilibre du microbiote intestinal (dysbiose) et cette inflammation de bas grade, via une perméabilité intestinale augmentée qui laisserait passer des composants bactériens dans la circulation ; ce lien reste préliminaire, démontré surtout pour le genou, et seulement « prometteur mais non prouvé » pour la hanche revue narrative : Ferrini 2026.
Certaines coxarthroses sont secondaires à une anomalie mécanique préexistante. Le conflit fémoro-acétabulaire (déformation « cam » de la tête fémorale à rayon augmenté, ou déformation « pincer » par excès de couverture acétabulaire) crée un contact anormal entre le col du fémur et le rebord de l'acétabulum, qui abîme le labrum et amorce la dégradation du cartilage étude de cohorte pronostique : Ko 2021. Une dysplasie de hanche (couverture acétabulaire insuffisante dès le développement) est une autre cause secondaire, associée à une mécanique articulaire durablement modifiée étude observationnelle prospective : Harsanyi 2026.
Il existe une forme rare mais très invalidante, la coxarthrose rapidement progressive : elle détruit la tête fémorale et l'os acétabulaire en quelques semaines à quelques mois. Un nombre augmenté d'ostéoclastes (cellules qui résorbent l'os) a été retrouvé dans le tissu synovial de ces patients, ce qui suggère un rôle de la résorption osseuse accélérée dans sa survenue revue narrative : Oprișan 2024.
Comment ça se présente, et comment ça évolue
Signature clinique : une douleur de l'aine antérieure, parfois décrite par le patient en plaçant la main en coupe sur la hanche (« signe en C »), pouvant irradier vers la face antérieure de la cuisse ou, plus rarement, jusqu'au genou rapport de cas : Ogawa 2022revue narrative : Sakellariou 2026. D'autres localisations sont possibles : la douleur peut aussi siéger dans la fesse ou la cuisse, aggravée par la station debout prolongée étude de cohorte rétrospective : Paraliov 2023.
Une raideur, surtout après une période d'inactivité, et une limitation progressive des mouvements de flexion ou de mise en charge sont fréquentes ; à un stade avancé, la marche devient antalgique, avec un temps d'appui réduit du côté atteint Sakellariou 2026. Les patients rapportent aussi une gêne fonctionnelle et une réduction du périmètre de marche Paraliov 2023revue systématique : Burgess 2021.
L'évolution est le plus souvent lente, mais 5 à 20 % des coxarthroses évoluent au contraire rapidement, en quelques semaines à quelques mois, ce qui doit faire évoquer la forme rapidement progressive décrite plus haut Oprișan 2024. Sur 10 ans de suivi, la majorité des patients ont une douleur stable ou décroissante, mais environ un tiers (37 %) connaissent des fluctuations marquées de la douleur au fil du temps cohorte CHECK : van Berkel 2022.
Après une prothèse totale de hanche, jusqu'à 36 % des patients rapportent encore une douleur postopératoire à long terme, ce qui explique l'intérêt porté aux stratégies conservatrices pour la retarder ou l'éviter ; pourtant, seuls 20 % des patients tentent un programme d'exercice avant d'être opérés revue narrative : Hayashi 2025.
Le diagnostic n'est pas toujours simple à poser en pratique : dans une enquête portant sur 220 kinésithérapeutes australiens et néo-zélandais confrontés à un cas type réunissant les critères cliniques de coxarthrose, environ la moitié seulement a posé ce diagnostic après l'anamnèse (49 %) ou après l'examen physique (52 %) étude transversale : Haber 2023.
Combien de personnes, et lesquelles
L'arthrose est la forme la plus fréquente de maladie articulaire et la première cause de douleur chez les personnes âgées méta-analyse en réseau de haute qualité méthodologique : Weng 2023. Toutes localisations confondues, elle est en forte hausse dans le monde : d'après une étude portant sur le fardeau mondial des maladies, sa prévalence est passée de 247,51 millions de personnes en 1990 à 527,81 millions en 2019, soit une hausse de 113,25 % revue narrative : Ferrini 2026 ; une autre synthèse estime qu'elle touche 3,3 à 3,6 % de la population mondiale et cause une incapacité modérée à sévère chez 43 millions de personnes méta-analyse de haute qualité méthodologique : Xiong 2023.
Sa fréquence augmente nettement avec l'âge : dans une cohorte de 462 patients suivis en consultation orthopédique, l'incidence globale était estimée à 2,9 pour 1 000 personnes, avec environ 84 % des diagnostics posés entre 51 et 80 ans Paraliov 2023. La forme symptomatique toucherait 6,2 % des personnes de plus de 60 ans d'après un rapport de cas s'appuyant sur la littérature Ogawa 2022, et jusqu'à 10 à 12 % selon une autre estimation, avec des signes radiographiques (sans forcément de symptôme) chez près d'un quart des adultes de plus de 65 ans, soit 20 à 25 % Sakellariou 2026.
Le sexe influence surtout la façon dont la coxarthrose se manifeste, plus qu'il n'en change le risque global : les signes radiographiques (rétrécissement de l'interligne, ostéophytes) sont plus fréquents chez l'homme (8,2 % contre 3,5 % chez la femme, pour un stade radiographique de Kellgren-Lawrence ≥ 2), alors que le diagnostic clinique (douleur, gêne fonctionnelle) est un peu plus fréquent chez la femme (1,0 % contre 0,8 %) ; à degré radiographique égal, les femmes rapportent une douleur plus sévère que les hommes revue narrative : Faber 2024.
Facteurs de risque documentés dans le dossier : une anomalie mécanique préexistante comme le conflit fémoro-acétabulaire, dont les patients porteurs évoluent vers l'arthrose dans 13,9 % des cas après un suivi moyen de 24,7 ans Ko 2021, ou la dysplasie de hanche Harsanyi 2026 ; une activité physique intense et prolongée, qui augmente la charge cumulée sur l'articulation et le risque de coxarthrose précoce pouvant mener à une prothèse qualité moyenne d'après le résumé : Migliorini 2022 ; un antécédent familial d'arthrose ou un antécédent personnel de gonarthrose, qui rendent le diagnostic de coxarthrose plus probable en cas de douleur de hanche, avec des rapports de vraisemblance positifs respectivement de 2,13 et 2,06 qualité non évaluable sur résumé seul : Wright 2021. Le surpoids est cité comme facteur de risque modifiable majeur de l'arthrose en général, par l'inflammation systémique et la surcharge mécanique qu'il entraîne, mais le dossier ne le chiffre pas spécifiquement pour la hanche revue narrative : Huffman 2024.
Douleur de hanche brutale ou disproportionnée chez une personne âgée, avec une douleur reproduite à la palpation de l'anneau pelvien (crêtes iliaques, sacrum, pubis). Fait craindre une fracture de fragilité du bassin (insuffisance osseuse, terrain ostéoporotique) plutôt qu'une simple poussée de coxarthrose : chez une patiente déjà connue pour une coxarthrose radiographique, une radiographie standard peut rester normale ou trompeuse et ne suffit pas à écarter cette fracture. Conduite : demander un examen tomodensitométrique (TDM) avant de rattacher la douleur à la coxarthrose connue rapport de cas : Ogawa 2022.
Aggravation rapide de la douleur et de la destruction articulaire, en quelques semaines à quelques mois plutôt qu'en années. Fait craindre une coxarthrose rapidement progressive, une forme rare mais très destructrice pour la tête fémorale et l'os acétabulaire. Conduite : ne pas temporiser comme pour une coxarthrose habituelle et orienter vers une réévaluation d'imagerie rapprochée revue narrative : Oprișan 2024.
Douleur de hanche chez un patient porteur connu d'un ostéochondrome (tumeur osseuse bénigne) du col fémoral, avec une transformation clinique du tableau. Fait craindre une dégénérescence sarcomateuse (transformation maligne en chondrosarcome de bas grade), une complication rare mais grave. Conduite : exérèse large rapport de cas : Abhijeeth 2024.
Donnée non disponible dans les sources pour les autres drapeaux rouges classiquement recherchés devant une douleur de hanche (infection articulaire, tumeur primitive, atteinte vasculaire) : le dossier ne documente que les trois situations ci-dessus.
Tableau différentiel
Pathologie voisine
Ce qui la distingue à l'interrogatoire et à l'examen
Le signe ou test qui tranche
Fracture de fragilité du bassin (FFP)
Douleur souvent non spécifique : hanche, aine ou bas du rachis lombaire, parfois décrite comme une sciatique ; terrain ostéoporotique ; douleur reproduite à la palpation directe de l'anneau pelvien, alors que la coxarthrose donne plutôt une douleur inguinale antérieure en « signe en C »
Sensibilité à la palpation de l'anneau pelvien évocatrice ; le diagnostic de certitude repose sur l'examen tomodensitométrique rapport de cas : Ogawa 2022
Radiculopathie lombaire (sciatique)
Douleur qui irradie typiquement selon un trajet dermatomal jusque sous le genou, souvent accompagnée de signes neurologiques (engourdissement, paresthésies, faiblesse musculaire) ; la coxarthrose reste une douleur inguinale antérieure, aggravée par la mise en charge et la flexion de hanche
Douleur inguinale antérieure pouvant irradier à la cuisse, en particulier lors des activités demandant flexion et rotation interne de hanche ; touche plutôt des sujets plus jeunes et sportifs, avant l'installation d'une arthrose constituée
Le dossier ne précise pas de test qui tranche formellement entre les deux ; l'imagerie (radiographie, IRM) reste nécessaire pour distinguer une déformation cam ou pincer isolée d'une coxarthrose déjà constituée Sakellariou 2026étude de cohorte pronostique : Ko 2021
Quand adresser
Au chirurgien orthopédiste : une initiative de consensus multidisciplinaire allemande retient comme critères principaux pour recommander une arthroplastie totale de hanche l'intensité de la douleur, la limitation des mouvements, la réduction du périmètre de marche et le fardeau individuel ressenti par le patient, plutôt qu'un seuil radiographique isolé initiative de consensus : Lützner 2022.
Pour une imagerie complémentaire : devant une suspicion de fracture de fragilité du bassin non éliminée par la radiographie standard, un examen tomodensitométrique est indiqué Ogawa 2022 ; devant une aggravation rapide évocatrice d'une coxarthrose rapidement progressive, une réévaluation d'imagerie rapprochée est justifiée Oprișan 2024.
Donnée non disponible dans les sources pour des critères précis d'adressage au médecin généraliste ou au rhumatologue en dehors de ces situations.
3. Examiner
L'ordre de l'examen
Explication générale Un examen de hanche complet commence par une anamnèse détaillée (siège et irradiation de la douleur, facteurs déclenchants et calmants, antécédents), puis se poursuit par l'inspection debout et à la marche, la palpation, la mesure des amplitudes articulaires actives et passives, l'évaluation de la force musculaire, et enfin les tests spécifiques ci-dessous.
L'interrogatoire pèse lourd dans le diagnostic
Avant tout test manuel, l'interrogatoire seul déplace déjà fortement la probabilité de coxarthrose. Deux revues systématiques ont chiffré la valeur diagnostique de plusieurs éléments recueillis à l'interrogatoire, exprimée en rapport de vraisemblance positif (+LR) : plus il s'éloigne de 1, plus l'élément est informatif.
Élément de l'interrogatoire
Rapport de vraisemblance positif (+LR)
Douleur constante du bas du dos ou de la fesse
6,50
Questionnaire de dépistage structuré
3,87 à 13,29
Douleur inguinale du même côté
3,63
Douleur inguinale ou de la cuisse antérieure
2,51 à 3,86
Limitation d'amplitude de hanche rapportée par le patient
2,87
Antécédent familial d'arthrose, antécédent personnel de gonarthrose, ou douleur en montant les escaliers ou une pente
2,1 à 2,13
En clair, une douleur constante et localisée au bas du dos ou à la fesse, ou l'utilisation d'un questionnaire de dépistage structuré, sont les éléments de l'interrogatoire qui rendent le diagnostic de coxarthrose le plus probable qualité non évaluable sur résumé seul : Wright 2021. Une seconde revue systématique de la même famille méthodologique (Rational Clinical Examination) retrouve des valeurs proches pour l'antécédent familial d'arthrose, l'antécédent personnel de gonarthrose et la douleur en montant les escaliers ou une pente, chacun avec un rapport de vraisemblance positif de 2,1 qualité moyenne : Metcalfe 2019, ce qui converge avec les valeurs de Wright pour ces mêmes éléments.
Un questionnaire de dépistage téléphonique en population générale, distinct de ceux évoqués ci-dessus, atteint une sensibilité de 93 % (IC95 86-100 %) et une spécificité de 93 % (IC95 92-94 %) pour la coxarthrose symptomatique n=1380 : Roux 2007.
Squat provoquant une douleur postérieure
À quoi il sert : identifier les patients qui ont le plus de chances d'avoir une coxarthrose visible à la radiographie qualité moyenne : Metcalfe 2019.
Explication générale Position et geste : le patient réalise une flexion des genoux en position debout (accroupissement), l'examinateur observant l'apparition d'une douleur.
Positif si : la manœuvre reproduit une douleur postérieure de hanche Metcalfe 2019.
Ce que vaut le test : en mots, un test peu sensible mais très spécifique, c'est-à-dire qu'il rate de nombreux cas de coxarthrose mais qu'un résultat positif est fortement évocateur ; en chiffres, sensibilité 24 %, spécificité 96 %, rapport de vraisemblance positif 6,1 (IC95 1,3-29) Metcalfe 2019.
Douleur inguinale à l'abduction ou l'adduction passive de hanche
À quoi il sert : identifier les patients qui ont le plus de chances d'avoir une coxarthrose Metcalfe 2019.
Explication générale Position et geste : patient allongé sur le dos, l'examinateur mobilise passivement la hanche en abduction puis en adduction.
Positif si : la manœuvre reproduit une douleur inguinale Metcalfe 2019.
Ce que vaut le test : en mots, comme le test précédent, un test peu sensible mais très spécifique ; en chiffres, sensibilité 33 %, spécificité 94 %, rapport de vraisemblance positif 5,7 (IC95 1,6-20) Metcalfe 2019.
Faiblesse des abducteurs de hanche
À quoi il sert : identifier les patients qui ont le plus de chances d'avoir une coxarthrose Metcalfe 2019.
Explication générale Position et geste : l'examinateur teste la force des muscles abducteurs de hanche (moyen et petit fessier) contre résistance manuelle.
Positif si : une faiblesse est constatée du côté symptomatique Metcalfe 2019.
Ce que vaut le test : en mots, un test moyennement sensible et assez spécifique ; en chiffres, sensibilité 44 %, spécificité 90 %, rapport de vraisemblance positif 4,5 (IC95 2,4-8,4) Metcalfe 2019.
Amplitude passive de hanche (adduction et rotation interne)
À quoi il sert : dépister une coxarthrose par la mesure au goniomètre des amplitudes passives, et servir de repère avant et après traitement Katz 2021Metcalfe 2019.
Explication générale Position et geste : patient allongé sur le dos, hanche et genou fléchis, l'examinateur mesure au goniomètre l'amplitude passive d'adduction puis de rotation interne de hanche.
Positif si : la manœuvre reproduit la douleur habituelle du patient et/ou l'amplitude mesurée est diminuée par rapport au côté sain ou aux valeurs attendues Katz 2021Metcalfe 2019.
Ce que vaut le test : en mots, l'amplitude d'adduction diminuée est le test le plus sensible du dossier pour la coxarthrose, avec une bonne spécificité ; la rotation interne diminuée est un peu moins sensible mais reste utile. En chiffres : adduction diminuée, sensibilité 80 %, spécificité 81 %, rapport de vraisemblance positif 4,2 (IC95 3,0-6,0) ; rotation interne diminuée, sensibilité 66 %, spécificité 79 %, rapport de vraisemblance positif 3,2 (IC95 1,7-6,0) Metcalfe 2019. Une petite étude en pratique de rhumatologie interventionnelle retrouve par ailleurs qu'une rotation interne provocatrice à l'examen est mieux corrélée que la seule sévérité radiographique au soulagement obtenu par une infiltration diagnostique de hanche, ce qui suggère que l'examen clinique apporte une information que la radiographie seule ne donne pas n=10 : Chong 2013.
Règle de prédiction clinique combinée
À quoi elle sert : combiner plusieurs éléments cliniques pour identifier a priori les patients souffrant de douleur de hanche qui ont le plus de chances d'avoir une coxarthrose n=72 : Sutlive 2008.
Le dossier rapporte le résultat global de cette règle (cinq variables cliniques, dont le détail précis n'est pas donné dans les sources) sans préciser sa cotation complète.
Ce que vaut la règle : quand au moins 4 des 5 variables sont présentes, le rapport de vraisemblance positif atteint 24,3 (IC95 4,4-142,1), ce qui est nettement supérieur à n'importe quel test isolé du dossier ; les auteurs précisent eux-mêmes qu'une étude de validation reste nécessaire avant un usage courant Sutlive 2008.
Signe d'Athéna
À quoi il sert : faire suspecter une pathologie intra-articulaire de la hanche, en particulier pour la distinguer d'une radiculopathie lombaire revue narrative : Sakellariou 2026.
Position et geste : patient en décubitus ventral, les deux genoux fléchis à environ 90° ; l'examinateur applique successivement une rotation interne puis externe douce de la hanche atteinte, en maintenant l'extension passive de hanche Sakellariou 2026.
Positif si : une élévation compensatoire reproductible de l'hémi-bassin apparaît pendant la contrainte rotatoire : la rotation interne élève l'hémi-bassin du côté opposé, la rotation externe élève l'hémi-bassin du côté atteint Sakellariou 2026.
Ce que vaut le test : le dossier ne donne pas de sensibilité ni de spécificité chiffrées pour ce signe récemment décrit : donnée non disponible dans les sources.
Élévation de la jambe tendue (Straight Leg Raise)
À quoi il sert : distinguer une radiculopathie lombaire (sciatique) d'une douleur de hanche Sakellariou 2026.
Explication générale Position et geste : patient allongé sur le dos, l'examinateur soulève passivement le membre inférieur tendu par la cheville jusqu'à la reproduction des symptômes ou une limitation nette.
Positif si : reproduction d'une douleur irradiée sous le genou, selon un trajet dermatomal.
Ce que vaut le test : en mots, un test très sensible mais relativement peu spécifique pour la radiculopathie lombaire, ce qui veut dire qu'un test négatif rend une origine radiculaire nettement moins probable, alors qu'un test positif oriente sans la confirmer à lui seul Sakellariou 2026.
Palpation de l'anneau pelvien
À quoi il sert : rechercher une fracture de fragilité du bassin chez un patient âgé ostéoporotique, à ne pas confondre avec une poussée de coxarthrose rapport de cas : Ogawa 2022.
Position et geste : palpation de l'anneau pelvien antérieur et postérieur, avec une pression manuelle sur les deux crêtes iliaques Ogawa 2022.
Positif si : la palpation reproduit une douleur, ce qui fait suspecter une fracture de fragilité du bassin Ogawa 2022.
Ce que vaut le test : le dossier ne donne pas de sensibilité ni de spécificité chiffrées ; en pratique, un test positif impose de compléter par une imagerie (tomodensitométrie) plutôt que de conclure sur le seul examen clinique Ogawa 2022.
Test de FABER (Flexion-Abduction-Rotation externe)
Explication générale À quoi il sert et comment il se fait : le patient est allongé sur le dos, la cheville du côté testé posée sur le genou opposé ; l'examinateur abaisse doucement le genou fléchi vers la table. Une douleur inguinale oriente vers une atteinte intra-articulaire de la hanche, une douleur postérieure du bassin oriente plutôt vers l'articulation sacro-iliaque.
Le dossier cite ce test par son nom pour la coxarthrose sans en préciser l'exécution, un seuil de positivité ni une valeur diagnostique chiffrée : donnée non disponible dans les sources pour ces points rapport de cas : Ogawa 2022.
Imagerie
Le dossier documente surtout les limites de la radiographie standard seule : elle peut être insuffisante pour écarter une fracture de fragilité du bassin associée Ogawa 2022, et l'examen clinique (rotation interne provocatrice) est mieux corrélé que la sévérité radiographique seule à la réponse à une infiltration diagnostique Chong 2013. Donnée non disponible dans les sources pour une comparaison chiffrée de la sensibilité et de la spécificité de la radiographie, de l'échographie ou de l'IRM entre elles dans le diagnostic de la coxarthrose.
4. Traiter
Exercice thérapeutique
L'exercice est l'intervention la plus documentée du dossier pour la coxarthrose, mais son bénéfice mesuré dépend beaucoup de ce à quoi on le compare.
Face à un simple contrôle d'attention ou à un placebo, une revue systématique Cochrane (18 essais, 1368 participants) ne retrouve pas d'effet net sur la douleur (différence moyenne -6,31 points sur une échelle de 0 à 100, intervalle de confiance à 95 % -12,98 à 0,35, donc statistiquement incertain) mais un gain sur la fonction physique (-7,44 points, IC95 -13,86 à -1,01, favorable) revue systématique de qualité moyenne d'après le résumé : Hall 2026.
Face à l'absence de traitement, aux soins usuels ou à une éducation limitée, la même revue retrouve un effet plus net sur la douleur (-7,19 points, IC95 -10,70 à -3,68, favorable) et sur la fonction (-8,79 points, IC95 -12,00 à -5,41, favorable), mais toujours pas sur la qualité de vie (2,31 points, IC95 -1,15 à 5,91, incertain) Hall 2026. Autrement dit, l'ampleur de l'effet mesuré dépend fortement du groupe de comparaison : plus le comparateur se rapproche d'un vrai placebo (attention, contact avec un soignant), plus l'effet propre de l'exercice paraît modeste.
Ce même constat se retrouve à l'échelle de plusieurs essais réunis individuellement (n=4241, suivi 12 mois) : l'exercice thérapeutique a un effet global positif mais faible sur la douleur et la fonction par rapport à des témoins sans exercice, effet dont l'intérêt clinique réel est jugé incertain, en particulier à moyen et long terme qualité moyenne d'après le résumé : Holden 2023.
Comparé aux anti-inflammatoires oraux (AINS) et au paracétamol, l'exercice a un effet comparable sur la douleur et la fonction à 4 semaines, sans différence significative dans un sens ou dans l'autre (différence standardisée -0,12, IC95 -1,74 à 1,50 pour la douleur ; 0,09, IC95 -1,69 à 1,85 pour la fonction) : comme l'exercice a un profil de sécurité bien meilleur que les AINS, les auteurs concluent qu'il mérite une place plus importante dans les soins courants 17 431 participants : Weng 2023.
Un protocole d'exercices spécifiquement conçu pour la hanche (exercices des tissus mous péricapsulaires et de réalignement) chez des patients avec un score de Harris inférieur à 60 points montre une amélioration significative du score de Harris, de la douleur (échelle numérique), de l'amplitude d'abduction et du Timed Up and Go après 6 mois (p < 0,001 pour chaque critère) n=193 : Hayashi 2022.
Un exercice à domicile (home-based) apporte un gain sur la douleur (différence standardisée -0,38, IC95 -0,58 à -0,18, favorable), sur la fonction articulaire (-0,60, IC95 -1,01 à -0,19, favorable), sur l'équilibre (-0,67, IC95 -1,00 à -0,34, favorable) et sur la mobilité dans les activités quotidiennes (0,51, IC95 0,19 à 0,82, favorable), mais pas sur la raideur articulaire (différence moyenne -0,80, IC95 -1,61 à 0,01, à la limite de la significativité, p = 0,052) coxarthrose et gonarthrose confondues : Mao 2024.
Le bénéfice de l'exercice en résistance ne dépend pas d'un volume ou d'une adhésion stricts à une dose précise : un gain modéré sur la douleur et sur la fonction (activités quotidiennes et sport) est retrouvé pour des programmes de résistance de 3 à 6 mois, quel que soit le volume d'exercice réalisé qualité non évaluable sur résumé seul : Marriott 2024.
L'abandon en cours de traitement n'est pas plus fréquent avec l'exercice qu'avec un groupe témoin : environ 17,5 % (IC95 16,7-18,2 %) des participants abandonnent, un taux comparable aux groupes contrôles, ce qui suggère que l'exercice est globalement bien accepté ; les auteurs recommandent malgré tout un encadrement par un professionnel (kinésithérapeute ou physiologiste de l'exercice) pour limiter encore ce risque qualité non évaluable sur résumé seul : Vancampfort 2024.
Des stratégies pour améliorer l'adhésion à la kinésithérapie (approches cognitivo-comportementales, appels téléphoniques, interventions par internet, séances de rappel) montrent un effet favorable sur l'adhésion elle-même (différence standardisée 0,39, IC95 0,08-0,71), mais ce gain d'adhésion ne se traduit pas toujours par une amélioration clinique mesurable qualité non évaluable sur résumé seul : Pérez-Maletzki 2023.
Après une phase d'exercice, des interventions de maintien (programmes numériques de santé, séances de rappel en présentiel, approches mixtes) aident à poursuivre l'activité physique (différence standardisée 0,37, IC95 0,05 à 0,69, favorable) et améliorent modestement la qualité de vie liée à la santé (0,28 point, IC95 0,05 à 0,52, favorable), pour des maladies chroniques incluant la coxarthrose et la gonarthrose, mais avec une certitude de preuve basse revue parapluie de haute qualité méthodologique : Luijk 2026.
Ajouter la thérapie manuelle à l'exercice
Ajouter de la thérapie manuelle à un programme d'exercice apporte un bénéfice à court terme sur la douleur et le score global WOMAC, mais avec une certitude de preuve très basse à modérée ; à long terme, la certitude est haute qu'il n'y a pas de bénéfice supplémentaire de la thérapie manuelle par rapport à l'exercice seul qualité non évaluable sur résumé seul : Runge 2022.
Perte de poids et activité physique globale
L'activité physique et la gestion du poids sont, d'après une synthèse narrative, les stratégies les plus efficaces pour gérer les symptômes de l'arthrose et les problèmes de santé associés ; prises séparément, chacune n'a qu'un effet modeste, mais leur combinaison apporte les meilleures améliorations, en particulier chez les adultes en situation d'obésité revue narrative : Huffman 2024. L'exercice thérapeutique recommandé regroupe classiquement l'exercice aérobie, le renforcement musculaire, l'exercice neuromusculaire (équilibre, coordination) et les approches corps-esprit, associés à l'éducation du patient, la fixation d'objectifs et le suivi des progrès revue narrative synthétisant des revues systématiques et essais contrôlés : Holden 2021.
Injections intra-articulaires : des effets qui rétrécissent avec la qualité de la preuve
Une méta-analyse en réseau bayésienne portant sur de grands essais (57 essais, 22 795 participants) retrouve un effet du triamcinolone (corticoïde) supérieur au placebo sur l'intensité de la douleur à 2 et 6 semaines (différence standardisée -0,48 et -0,53, favorable), et un effet comparable pour un produit homéopathique complexe (Tr14/Ze14, -0,42, favorable) ; l'acide hyaluronique n'a en revanche pas d'effet net sur la douleur par rapport au placebo (-0,04, IC95 -0,19 à 0,11, nul) et expose à davantage d'événements indésirables (arrêts de traitement pour effet indésirable, rapport de cotes 2,01 ; événements indésirables graves, 1,86). Fait important pour interpréter ces chiffres : les effets mesurés étaient plus grands dans les 35 essais à insu, données manquantes) qui peuvent fausser son résultat.">risque de biais élevé que dans les 22 essais à faible risque de biais, où la plupart des interventions intra-articulaires avaient un effet inférieur au seuil cliniquement important et proche de celui d'un placebo qualité moyenne d'après le résumé : Pereira 2024.
Une autre méta-analyse en réseau confirme que les injections de corticoïdes sont plus efficaces qu'une injection de sérum physiologique (placebo) sur la douleur et la fonction jusqu'à six mois qualité non évaluable sur résumé seul : Lei 2024. Les injections de corticoïdes guidées par imagerie donnent des résultats globalement positifs pour la hanche (à la différence du genou, où la même revue retrouve des résultats globalement négatifs), mais elles exposent à un risque d'effets indésirables graves plus marqué à la hanche qualité non évaluable sur résumé seul : Chang 2022.
Le plasma riche en plaquettes (PRP) est l'injection la moins consensuelle du dossier pour la coxarthrose spécifiquement : une méta-analyse de haute qualité méthodologique ne retrouve pas de différence significative sur la douleur par rapport à l'acide hyaluronique ou au sérum physiologique (différence moyenne -0,27, IC95 -0,8 à 0,26, nul), alors que le même traitement est efficace pour le genou dans cette même synthèse qualité haute : Xiong 2023. Une revue centrée uniquement sur la hanche (5 essais, 185 patients) conclut de la même façon qu'elle ne peut actuellement pas recommander le PRP pour la coxarthrose, faute de différence démontrée avec l'acide hyaluronique seul à 6 et 12 mois qualité non évaluable sur résumé seul : Berney 2020.
Les recommandations de pratique clinique de haute qualité méthodologique déconseillent explicitement, pour la coxarthrose, l'acide hyaluronique et les injections de cellules souches, ainsi que l'arthroscopie ; elles recommandent en revanche systématiquement l'éducation, l'exercice et la gestion du poids revue systématique de recommandations cliniques : Gibbs 2023.
Ce que le dossier ne permet pas de recommander en kinésithérapie
Un traitement pharmacologique systémique par anticorps monoclonal (tanezumab, injectable) a été étudié pour la douleur de l'arthrose de hanche et du genou, avec un effet dépendant de la dose et de la voie d'administration ; il ne s'agit toutefois pas d'un geste de kinésithérapie et le dossier ne permet pas de le situer par rapport à l'exercice qualité non évaluable sur résumé seul : Cai 2021. Donnée non disponible dans les sources pour un effet chiffré de l'ostéopathie, de l'acupuncture ou des orthèses spécifiquement dans la coxarthrose.
5. Doser
Le dossier documente surtout des durées de programme et des fréquences hebdomadaires ; il donne aussi, pour deux essais récents, le nombre d'exercices utilisés, mais rarement les séries, répétitions ou charges précises pour la coxarthrose.
Renforcement en résistance progressive contre exercice neuromusculaire
Un essai contrôlé randomisé multicentrique en grappes (160 participants) compare deux programmes sur 12 semaines, à raison de 2 séances supervisées d'une heure par semaine : un renforcement en résistance progressive (PRT), regroupant 5 exercices de résistance de haute intensité ciblant les muscles de la hanche et du genou, et un exercice neuromusculaire (NEMEX), regroupant 10 exercices centrés sur le contrôle sensori-moteur et la stabilité fonctionnelle. À 12 semaines, aucune différence significative n'est retrouvée entre les deux programmes sur le test de lever de chaise de 30 secondes (différence de 0,0 lever, IC95 -0,8 à 0,8), sur la douleur (sous-échelle HOOS, différence de -0,7 point, IC95 -5,3 à 4,0) ni sur la qualité de vie liée à la hanche (sous-échelle HOOS, différence de 2,3 points, IC95 -3,0 à 7,6) : les deux approches apportent un bénéfice comparable, et le choix peut donc se faire selon la préférence du patient ou la disponibilité essai contrôlé randomisé : Kjeldsen 2024.
Renforcement en résistance contre marche nordique et exercice à domicile
Un essai contrôlé randomisé compare, sur 4 mois à raison d'une heure trois fois par semaine, un renforcement en résistance supervisé, une marche nordique supervisée et un exercice à domicile non supervisé. Le renforcement en résistance améliore davantage la masse musculaire de la cuisse du côté le plus symptomatique que les deux autres groupes, mais reste moins efficace pour améliorer la force, la puissance musculaire et la performance fonctionnelle ; la marche nordique améliore davantage le test de lever de chaise de 30 secondes et le test de marche de 6 minutes que l'exercice à domicile seul n=42 : Bieler 2021.
Exercice à sec (land-based) et exercice aquatique
Une adaptation de recommandations de pratique clinique retient un exercice à sec (land-based), supervisé ou non, et/ou un exercice aquatique, pendant au moins 6 semaines pour l'exercice à sec ; pour l'exercice aquatique, un rythme de 2 à 3 fois par semaine pendant 6 à 12 semaines est cité adaptation de lignes directrices : Al Zoubi 2023.
Donnée non disponible dans les sources pour le nombre de séries ou de répétitions de ces programmes à sec ou aquatiques.
Exercices de tissus mous péricapsulaires et de réalignement (PSTR)
Un protocole spécifique à la hanche associe éducation du patient et exercices supervisés de tissus mous péricapsulaires et de réalignement (PSTR), poursuivis pendant 6 mois, avec des gains significatifs sur le score de Harris, la douleur et la mobilité à ce terme n=193 : Hayashi 2022. Donnée non disponible dans les sources pour le détail des séries, répétitions ou de la fréquence hebdomadaire de ce protocole.
Exercice en résistance : la régularité plus que le volume
Un programme de renforcement en résistance apporte un bénéfice sur la douleur et la fonction pour une durée de 3 à 6 mois, sans que ce bénéfice dépende du volume total d'exercice réalisé ni d'une adhésion stricte à une dose fixe : autrement dit, la régularité sur plusieurs mois compte davantage qu'un dosage rigide revue systématique : Marriott 2024. Donnée non disponible dans les sources pour la charge précise de ce type de programme.
Progression
Le dossier ne détaille pas de règle de progression propre à la coxarthrose (paliers de charge, critères pour augmenter la difficulté) : les protocoles décrits ci-dessus précisent une fréquence et une durée totale (le plus souvent 12 semaines à 6 mois selon les études), sans indiquer comment la charge ou la difficulté évoluent à l'intérieur de cette période. Un seul point de repère qualitatif ressort : le renforcement en résistance de haute intensité (PRT) et l'exercice neuromusculaire (NEMEX) sont tous deux menés à raison de deux séances supervisées d'une heure par semaine pendant 12 semaines, avec un nombre fixe d'exercices (5 pour le PRT, 10 pour le NEMEX) plutôt qu'une progression individualisée détaillée dans le dossier Kjeldsen 2024.
6. Suivre
WOMAC (Western Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index)
C'est l'échelle la plus utilisée dans le dossier pour la coxarthrose : elle sert à mesurer la douleur, la raideur et la fonction physique dans l'arthrose de hanche ou de genou, et a servi de critère principal ou secondaire dans la plupart des essais sur l'exercice et sur les injections cités dans ce module méta-analyse : Mao 2024Weng 2023(entre autres). Donnée non disponible dans les sources pour l'échelle de cotation détaillée (nombre de questions, plage de score) ou pour un seuil chiffré de changement cliniquement significatif propre à la coxarthrose.
Harris Hip Score (HHS)
Le score de Harris (et sa version modifiée, MMHS) mesure la douleur, la fonction, l'amplitude articulaire et l'absence de déformation de la hanche. Il a servi de critère de suivi après arthroplastie rapport de cas : Ogawa 2022 et de seuil de décision avant chirurgie : un score de Harris inférieur à 60 points a été utilisé comme critère pour proposer un programme conservateur (exercices péricapsulaires et de réalignement) avant d'envisager une prothèse totale de hanche, avec une amélioration significative de ce score après 6 mois de programme (p < 0,001) étude observationnelle prospective : Hayashi 2022revue narrative : Hayashi 2025. Donnée non disponible dans les sources pour un seuil chiffré de différence minimale cliniquement importante.
Douleur : échelle visuelle analogique (VAS) et échelle numérique (NRS)
Ces échelles mesurent l'intensité de la douleur ressentie par le patient, cotée par le patient lui-même. Elles ont servi de critère de jugement dans la plupart des essais sur les injections intra-articulaires (corticoïdes, acide hyaluronique, PRP) et sur l'exercice à domicile cités dans ce module Xiong 2023Pereira 2024Mao 2024. Donnée non disponible dans les sources pour un seuil chiffré de changement cliniquement significatif propre à la coxarthrose.
Timed Up and Go (TUG)
Explication générale Le TUG est une épreuve chronométrée de mobilité fonctionnelle : le patient se lève d'une chaise, marche jusqu'à un repère, fait demi-tour et retourne s'asseoir ; le temps mis pour réaliser l'ensemble reflète l'équilibre et la capacité à se déplacer. Il a été utilisé pour suivre l'effet de l'exercice à domicile Mao 2024 et d'un protocole d'exercices spécifiques à la hanche Hayashi 2022(amélioration significative, p <). Donnée non disponible dans les sources pour un seuil chiffré de changement cliniquement significatif.
Classification radiographique de Kellgren-Lawrence
Ce système classe la sévérité radiographique de l'arthrose à partir du pincement de l'interligne articulaire, des ostéophytes, de la sclérose sous-chondrale et de la formation de kystes revue narrative : Faber 2024. Dans une cohorte de 462 patients suivis en consultation orthopédique, la répartition par stade était la suivante : stade IV (le plus sévère) 59,74 % des patients, stade III 32,03 %, stade II 8,23 % étude de cohorte rétrospective : Paraliov 2023. Ce n'est pas une échelle de suivi de l'évolution clinique sous traitement mais un repère de sévérité structurelle au moment du diagnostic.
Grade de Tönnis
Autre système de classification radiographique de l'arthrose de hanche, utilisé dans le dossier pour suivre la progression vers l'arthrose chez des patients porteurs d'un conflit fémoro-acétabulaire : 13,9 % avaient progressé après un suivi moyen de 24,7 ans étude de cohorte pronostique : Ko 2021. Donnée non disponible dans les sources pour le détail de sa cotation.
EuroQol à 5 dimensions (EQ-5D)
Cette échelle mesure la qualité de vie liée à la santé par une valeur d'utilité, où 0 correspond à un état assimilé au décès et 1 à une santé parfaite. Après une chirurgie de première intention pour coxarthrose, la valeur d'utilité moyenne rapportée est de 0,52 (IC95 0,49-0,56) méta-analyse : Zhao 2022. Donnée non disponible dans les sources pour une valeur d'utilité avant chirurgie ou sous traitement conservateur, ce qui empêche de calculer un gain propre à la coxarthrose.
Écouter
Le module en épisodes de huit minutes, une question par épisode. Voix de synthèse, texte tiré du module et vérifié. Flux du podcast pour votre application.
1. Arthrose de la hanche : l'essentiel en 3 minutes03:28
2. Quel test prouve une coxarthrose de hanche ?04:39
3. Cette douleur de hanche n'est pas de l'arthrose04:41
4. Hanche : 20 % essaient l'exercice avant l'opération04:30
Exercices testés par les études
Score de soutien, calculé par le code : 3 points par revue systématique de méthode solide, 2 correcte, 1 fragile, sur résumé ou non évaluée, 1 par essai, 0 par revue écartée ; un point ne compte que si l'étude rapporte un effet favorable. Les trois premiers sont « les mieux soutenus par les études », pas « les meilleurs ».
Les mieux soutenus par les études
Renforcement en résistance progressive score 2
pendant 3 to 6 months — resistance exercise · effet favorable · critère : pain, physical function ADL, and physical function SPORT (Marriott, 2024, 10.1002/acr.25313)
3 times/week · pendant 4 months — progressive resistance training · effet favorable · critère : QCSA in the most symptomatic leg favoring RT versus NW (Bieler, 2021, 10.1080/09593985.2021.1923096)
charge high-intensity · 2 supervised 60-minute group sessions each week · pendant 12 weeks — Progressive resistance training exercises · effet nul · critère : HOOS pain subscale (Kjeldsen, 2024, 10.7326/m23-3225)
Les études divergent : Les études ne s'accordent pas sur l'ampleur du bénéfice du renforcement en résistance selon le programme et le critère mesuré, sans qu'aucune ne rapporte d'effet défavorable.
nom d'origine dans les études : Progressive resistance training exercises; progressive resistance training; resistance exercise
Renforcement musculaire score 2
dose non précisée — strengthening exercise · effet favorable · critère : pain and function (Holden, 2021, 10.1002/acr.24434)
dose non précisée — muscle strengthening · effet favorable · critère : Harris Hip Score (Hayashi, 2025, 10.1080/03007995.2025.2521097)
Vidéo : Ete Indien, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : muscle strengthening; strengthening exercise
Étirements score 1
dose non précisée — stretching · effet favorable · critère : Harris Hip Score (Hayashi, 2025, 10.1080/03007995.2025.2521097)
Vidéo : Vejthani.Hospital, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : stretching
Les autres exercices testés (10)
Walking score 0
dose non précisée — walking · effet incertain · critère : activité physique globale et gestion du poids (effet non détaillé par type d'exercice dans cette étude) (Huffman, 2024, 10.3899/jrheum.2023-0819)
Vidéo : Mind Pump Show, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : walking
Cycling score 0
dose non précisée — cycling · effet incertain · critère : activité physique globale et gestion du poids (effet non détaillé par type d'exercice dans cette étude) (Huffman, 2024, 10.3899/jrheum.2023-0819)
Vidéo : Dylan Johnson, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : cycling
Yoga score 0
dose non précisée — yoga · effet incertain · critère : activité physique globale et gestion du poids (effet non détaillé par type d'exercice dans cette étude) (Huffman, 2024, 10.3899/jrheum.2023-0819)
nom d'origine dans les études : yoga
Tai-chi score 0
dose non précisée — tai chi · effet incertain · critère : activité physique globale et gestion du poids (effet non détaillé par type d'exercice dans cette étude) (Huffman, 2024, 10.3899/jrheum.2023-0819)
Vidéo : David Wong - Health Tech Visionary, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : tai chi
Exercice neuromusculaire score 1
dose non précisée — neuromuscular exercise · effet favorable · critère : pain and function (Holden, 2021, 10.1002/acr.24434)
2 supervised 60-minute group sessions each week · pendant 12 weeks — Neuromuscular exercise · effet nul · critère : HOOS QoL subscale (Kjeldsen, 2024, 10.7326/m23-3225)
Les études divergent : Les études ne s'accordent pas sur le bénéfice de l'exercice neuromusculaire selon le critère mesuré, sans qu'aucune ne rapporte d'effet défavorable.
nom d'origine dans les études : Neuromuscular exercise; neuromuscular exercise
Illustration approchante : Walking (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Vidéo : Ete Indien, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : Nordic Walking
Exercice à domicile (non supervisé) score 0
3 times/week · pendant 4 months — home-based exercise · effet incertain · critère : comparateur dans les critères où le renforcement en résistance et la marche nordique sont favorisés (Bieler, 2021, 10.1080/09593985.2021.1923096)
nom d'origine dans les études : home-based exercise
Renforcement isométrique de la hanche en périopératoire score 1
6-8 sets per training session séries de 8-10 repetitions of flexion exercises · charge 50% of 1 RM · three sessions per week · pendant 10 weeks for Pre& Post group (2 weeks preop, 8 weeks postop) · progression progressive resistance training — hip muscle isometric resistance training on the operated side · effet favorable · critère : Harris Hip Score (Chen, 2024, 10.2147/cia.s453117)
nom d'origine dans les études : hip muscle isometric resistance training on the operated side
Exercices de tissus mous péricapsulaires et de réalignement (PSTR) score 1
dose non précisée — pericapsular soft tissue and realignment exercises · effet favorable · critère : Harris Hip Score (HHS) (Hayashi, 2022, 10.1080/03007995.2022.2088716)
nom d'origine dans les études : pericapsular soft tissue and realignment exercises
Illustration approchante : Swimming (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Exercice aquatique score 0
2-3 times a week · pendant 6-12 weeks — aquatic-based exercise · effet incertain · critère : aucun effet chiffré isolément rapporté par cette adaptation de recommandations (Al Zoubi, 2023, 10.3390/healthcare11222964)
nom d'origine dans les études : aquatic-based exercise
5 questions, réponse immédiate. Votre score reste dans ce navigateur, rien n’est envoyé ; 13 questions au total, 5 différentes chaque jour.
1. Que mesure l'échelle WOMAC, la plus utilisée dans le dossier de la coxarthrose ?
Réponse : B. Le WOMAC sert de critère principal ou secondaire dans la plupart des essais sur l'exercice et sur les injections cités dans ce module.
Dans le module : « elle sert à mesurer la douleur, la raideur et la fonction physique dans l'arthrose de hanche ou de genou » (Mao, 2024, 10.1186/s12891-024-07585-w)
2. Quel seuil du score de Harris a servi de critère pour proposer un programme conservateur avant d'envisager une prothèse totale de hanche ?
Réponse : C. Ce seuil pratique a été utilisé dans un protocole d'exercices péricapsulaires et de réalignement, avec une amélioration significative de ce même score après 6 mois.
Dans le module : « un score de Harris inférieur à 60 points a été utilisé comme critère pour proposer un programme conservateur » (Hayashi, 2022, 10.1080/03007995.2022.2088716)
3. D'après le dossier, chez qui les signes radiographiques de coxarthrose (Kellgren-Lawrence ≥ 2) sont-ils les plus fréquents ?
Réponse : A. Le sexe influence surtout la façon dont la coxarthrose se manifeste : les hommes ont davantage de signes radiographiques, mais à degré égal les femmes rapportent une douleur plus sévère.
Dans le module : « les signes radiographiques (rétrécissement de l'interligne, ostéophytes) sont plus fréquents chez l'homme » (Faber, 2024, 10.3389/fendo.2024.1445468)
4. Quelle proportion de patients tente un programme d'exercice avant une prothèse totale de hanche, d'après le dossier ?
Réponse : D. Ce chiffre bas explique l'intérêt porté aux stratégies conservatrices, alors que jusqu'à 36 % des patients gardent une douleur postopératoire à long terme après la chirurgie.
Dans le module : « seuls 20 % des patients tentent un programme d'exercice avant d'être opérés » (Hayashi, 2025, 10.1080/03007995.2025.2521097)
5. Quel est le risque, estimé par la cohorte CHECK, de développer une coxarthrose au cours de la vie ?
Réponse : A. Une étude de cohorte prospective (CHECK) chiffre ce risque à une personne sur quatre, un ordre de grandeur à connaître pour situer la fréquence de la maladie.
Dans le module : « Le risque de développer une coxarthrose au cours de la vie est estimé à une personne sur quatre » (Runhaar, 2021, 10.1093/rheumatology/keab111)
7. Bibliographie
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A new strategy for the selection of patients with hip osteoarthritis to avoid inappropriate total hip replacement based on imaging and clinical characteristics.
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Are the Effects of Resistance Exercise on Pain and Function in Knee and Hip Osteoarthritis Dependent on Exercise Volume, Duration, and Adherence? A Systematic Review and Meta-Analysis.
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Effectiveness of strategies to improve adherence to physical therapy in patients with knee and hip osteoarthritis: a systematic review and meta-analysis.
Pérez-Maletzki J, Dominguez-Navarro F, Hernández-Guillen D et al. · 2023 · Disability and rehabilitation
The Benefits of Adding Manual Therapy to Exercise Therapy for Improving Pain and Function in Patients With Knee or Hip Osteoarthritis: A Systematic Review With Meta-analysis.
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Effectiveness of Various Dosages and Administration Methods of Tanezumab for the Treatment of Pain in Knee and Hip Osteoarthritis: a Network Meta-Analysis.
Cai YZ, Nie LY, Ruan JQ et al. · 2021 · Clinical therapeutics
Module rédigé par une intelligence artificielle à partir des 46 études citées ci-dessus et vérifié par un programme (références et chiffres). Chaque affirmation renvoie à sa source. 9 passage(s) marqués « Explication générale » sont des explications du rédacteur, sans chiffre, non tirées d'une étude du dossier. Définitions de méthode rédigées par l'IA pour la lecture ; elles ne viennent pas des études citées.