Un cas fictif, une question, et le test qui donne la réponse.
Un patient de 68 ans. Douleur inguinale antérieure, qu'il décrit en posant la main en coupe sur l'aine. Raideur marquée après être resté assis. Il boite en fin de journée après une longue marche.
Quel signe est le plus sensible pour évoquer une coxarthrose ?
Douleur inguinale en signe en C, raideur après inactivité, marche antalgique : le tableau évoque une coxarthrose. C'est le test le plus sensible du dossier, quand le squat douloureux et la faiblesse des abducteurs sont surtout utiles pour confirmer.
Source : Metcalfe et al., 2019
Dépister une coxarthrose par la mesure au goniomètre des amplitudes passives, et servir de repère avant et après traitement.
Source : Katz et al., 2021 ; Metcalfe et al., 2019
Patient allongé sur le dos, hanche et genou fléchis. L'examinateur mesure au goniomètre l'amplitude passive d'adduction puis de rotation interne de hanche.
Source : Metcalfe et al., 2019
La manœuvre reproduit la douleur habituelle du patient et/ou l'amplitude mesurée est diminuée par rapport au côté sain ou aux valeurs attendues.
Source : Katz et al., 2021 ; Metcalfe et al., 2019
Adduction diminuée : sensibilité 80 %, spécificité 81 %, LR+ 4,2 (IC95 3,0-6,0). Rotation interne diminuée : sensibilité 66 %, spécificité 79 %, LR+ 3,2.
En clair : Proportion des malades que le test détecte. Un test très sensible, quand il est négatif, permet d'écarter le diagnostic. Proportion des non-malades que le test classe correctement. Un test très spécifique, quand il est positif, permet de confirmer le diagnostic. Rapport de vraisemblance positif : de combien un test positif augmente la probabilité du diagnostic. Au-dessus de 10, le test positif est très convaincant ; entre 2 et 5, il aide peu.
Source : Metcalfe et al., 2019
Cas fictif rédigé à partir de la fiche du module, vérifié par programme (chiffres et sources). Ne remplace pas un avis médical ni le jugement clinique.