Un cas fictif, une question, et les critères qui répondent sans imagerie.
Un patient de 58 ans. Douleur chronique du genou, raideur le matin qui dure environ 15 minutes, craquements en montant les escaliers. À la palpation : genou un peu élargi, sensible sur l'interligne, pas de chaleur ni de rougeur. Aucune imagerie n'a encore été faite.
Peut-on poser le diagnostic sans radiographie ?
Douleur chronique du genou et au moins 3 des 6 signes suivants : âge > 50 ans, raideur matinale < 30 minutes, crépitements, douleur osseuse à la palpation, hypertrophie osseuse, absence de chaleur synoviale. Ce patient les a tous : le diagnostic clinique tient, sans radio.
Source : Vanneste et al., 2024
Ils posent le diagnostic de gonarthrose sans radiographie ni prise de sang, à partir de l'interrogatoire et de l'examen clinique.
Source : Vanneste et al., 2024 ; Langworthy et al., 2024
Douleur chronique du genou, puis on cherche : âge > 50 ans, raideur matinale < 30 minutes, crépitements à la mobilisation, douleur osseuse à la palpation, hypertrophie osseuse, absence de chaleur synoviale à la palpation.
Source : Vanneste et al., 2024
Le diagnostic clinique est posé dès que la douleur chronique du genou s'associe à au moins 3 des 6 signes ci-dessus.
Source : Vanneste et al., 2024
Le dossier rapporte une sensibilité de 95 % et une spécificité de 69 % pour cette version des critères : un résultat positif capte presque tous les patients réellement atteints, mais laisse passer des faux positifs.
En clair : Proportion des malades que le test détecte. Un test très sensible, quand il est négatif, permet d'écarter le diagnostic. Proportion des non-malades que le test classe correctement. Un test très spécifique, quand il est positif, permet de confirmer le diagnostic.
Source : Vanneste et al., 2024
Cas fictif rédigé à partir de la fiche du module, vérifié par programme (chiffres et sources). Ne remplace pas un avis médical ni le jugement clinique.