Tendinopathie glutéale (syndrome trochantérien) : douleur latérale de hanche par atteinte des tendons du moyen et du petit fessier au grand trochanter, plus que par inflammation de la bourse Patricio Cordeiro 2024Donati 2025.
Touche surtout la femme de 40 à 60 ans ; prévalence estimée entre 10 et 25 % de la population dans les pays industrialisés Donati 2025.
Explication générale Aucun drapeau rouge propre à cette pathologie n'est décrit dans les sources ; les drapeaux rouges généraux de toute douleur de hanche récente restent de mise.
À ne pas confondre avec une coxarthrose, une radiculopathie ou sténose lombaire, une méralgie paresthésique, ou une pathologie intra-articulaire de hanche Pianka 2021.
Tests utiles : palpation du grand trochanter (« jump test »), test de FABER (sensibilité 81 %, spécificité 82 % vs coxarthrose), signe de Trendelenburg (sensibilité 73 %, spécificité 77 %), appui unipodal 30 secondes (sensibilité 38 %, spécificité 100 % pour une rupture tendineuse) Pianka 2021.
Ce qui marche : l'exercice de renforcement des abducteurs, isométrique ou isotonique, avec ou sans éducation, apporte un gain net de fonction à court et long terme Patricio Cordeiro 2024Clifford 2019.
Effet comparable entre exercice et corticoïdes sur la douleur, mais taux de succès plus élevé pour l'exercice Patricio Cordeiro 2024 ; les ondes de choc ont des résultats contradictoires selon les revues Rhim 2024Harding 2024.
Étirer le tendon en tension est à éviter : la mise en compression peut aggraver la douleur tendineuse Challoumas 2023.
Dose type d'un protocole d'essai contrôlé randomisé : exercices isométriques et en chaîne cinétique, 2 à 4 séries de 5 à 15 répétitions, sur 12 semaines Patricio Cordeiro 2024.
Suivi : le VISA-G reste l'échelle spécifique à privilégier ; un changement de 29 points sur 100 est jugé cliniquement important dans une étude de cohorte Ebert 2019.
1. Comprendre la pathologie
Anatomie et définition
Le grand trochanter est le relief osseux latéral du fémur sur lequel s'insèrent les tendons du moyen fessier (gluteus medius) et du petit fessier (gluteus minimus), les principaux muscles abducteurs de la hanche ; une bourse séreuse, petit sac rempli de liquide, sert de coussin lubrifiant entre ces tendons et la bandelette ilio-tibiale pour permettre leur glissement Seidman 2024. Le « syndrome trochantérien » (greater trochanteric pain syndrome, GTPS) est un terme qui regroupe plusieurs atteintes de cet espace : bursite trochantérienne, tendinopathie ou rupture du moyen ou du petit fessier, et ressaut externe de hanche (external coxa saltans) Le 2023Abd-Elsayed 2022. Le terme « tendinopathie glutéale » est aujourd'hui préféré à « syndrome trochantérien », car le dysfonctionnement des tendons du moyen et du petit fessier est considéré comme la cause principale de la douleur, plus que l'inflammation de la bourse elle-même Patricio Cordeiro 2024Donati 2025.
Mécanisme
La tendinopathie glutéale résulte le plus souvent d'un frottement répété de la bandelette ilio-tibiale sur le grand trochanter, à l'origine d'une microtraumatologie régionale Pianka 2021, et d'une sollicitation excessive ou répétée des tendons du moyen et du petit fessier pouvant aboutir à une tendinopathie ou à une rupture Wang 2025. Explication générale Cette sollicitation répétée favorise la dégénérescence progressive du tendon à l'endroit précis où il s'enroule autour du relief osseux du grand trochanter. Une mise en charge en compression du tendon, en particulier lors de son étirement, est également décrite comme un facteur aggravant de la douleur tendineuse Challoumas 2023. Le bassin féminin, plus large, augmenterait la tension exercée par la bandelette ilio-tibiale sur le grand trochanter, ce qui pourrait expliquer la fréquence plus élevée de l'atteinte chez la femme Le 2023. La tendinopathie du moyen et du petit fessier est aujourd'hui considérée comme le moteur principal des symptômes du syndrome trochantérien, plutôt que l'inflammation de la bourse trochantérienne, qui serait davantage une réaction secondaire à l'atteinte tendineuse qu'une inflammation bursale primaire Donati 2025Şirolu 2024. La cause la plus fréquente du syndrome trochantérien reste l'atteinte des tendons abducteurs, retrouvée dans 15 à 50 % des cas Gill 2025.
Présentation clinique typique
Le patient type consulte pour une douleur latérale de hanche, localisée sur le grand trochanter, d'apparition progressive et sans traumatisme retrouvé Schenk 2022. Cette douleur peut irradier vers la fesse ou le long de la face externe de la cuisse, parfois jusqu'au genou chez environ la moitié des patients Pianka 2021Şirolu 2024. Elle est typiquement aggravée par l'appui en décubitus latéral du côté atteint la nuit, la station debout prolongée, la reprise de la marche après une position assise, la montée d'escaliers, la position assise jambes croisées et les activités à fort impact Le 2023Donati 2025. Le syndrome trochantérien est souvent retrouvé, chez le même patient, en association avec une lombalgie chronique ou une arthrose du membre inférieur Şirolu 2024 ; à distance, environ deux tiers des patients atteints développeront par la suite une lombalgie ou une arthrose de hanche Wang 2025. Au-delà de la douleur, une tendinopathie du membre inférieur retentit sur le travail, les activités quotidiennes et la participation sportive et sociale, avec des conséquences psychosociales (frustration, anxiété, isolement) rapportées par les patients Hopes 2026.
Qui est touché : épidémiologie et facteurs de risque
Le syndrome trochantérien touche surtout la femme d'âge moyen : les études rapportent une nette prédominance féminine, de l'ordre de 2 à 3 femmes pour 1 homme Pianka 2021, jusqu'à 4 pour 1 dans une autre série Sunil Kumar 2020, voire 3 à 4 fois plus fréquente chez la femme selon une revue récente Donati 2025, le plus souvent entre la quatrième et la sixième décennie de vie, soit entre 40 et 60 ans Pianka 2021Le 2023. Le surpoids et l'obésité sont également rapportés comme des facteurs associés Le 2023. C'est une pathologie fréquente : son incidence annuelle en soins primaires est estimée entre 1,8 et 5,6 nouveaux cas pour 1 000 adultes selon les séries Pianka 2021Schenk 2022, et sa prévalence dans les pays industrialisés est estimée entre 10 et 25 % de la population Donati 2025, avec une prévalence mondiale évaluée à 20,2 % dans une revue systématique récente Patricio Cordeiro 2024. Elle est particulièrement fréquente chez la personne de 50 à 79 ans, où elle toucherait 17,6 % des adultes Rhim 2024, et complique jusqu'à 17 % des prothèses totales de hanche Axelrod 2023. Une étude a par ailleurs retrouvé une prévalence de 11,7 % pour l'atteinte unilatérale et de 5,9 % pour l'atteinte bilatérale Sunil Kumar 2020. La tendinopathie glutéale est aujourd'hui considérée comme la plus fréquente des tendinopathies du membre inférieur et comme la cause la plus courante de douleur latérale de hanche Patricio Cordeiro 2024.
2. Reconnaître, et ne pas confondre
Drapeaux rouges
Explication générale Le dossier ne décrit aucun drapeau rouge propre à la tendinopathie glutéale : aucune étude n'y détaille de fracture occulte, de tumeur, d'infection ou d'atteinte neurologique grave associées à une douleur latérale de hanche. Comme pour toute douleur de hanche d'apparition récente, les signes qui doivent faire suspecter une cause autre qu'une tendinopathie, et conduire à un avis médical ou à une imagerie avant de poursuivre la rééducation, restent les mêmes que pour toute douleur de hanche : une douleur nocturne non soulagée par le repos ou le changement de position, une altération de l'état général ou un amaigrissement inexpliqué, une fièvre, un antécédent de cancer, un traumatisme avec incapacité à prendre appui, ou des signes neurologiques évoquant une atteinte du rachis lombaire (déficit moteur, troubles sphinctériens).
Ne pas confondre avec une pathologie voisine
Pathologie voisine
Ce qui la distingue à l'interrogatoire et à l'examen
Signe ou test qui tranche
Coxarthrose
Amplitude passive de hanche restreinte, anomalies visibles à la radiographie standard Pianka 2021 ; peut être évaluée et exclue par une radiographie du bassin et la classification de Tönnis Schenk 2022
Une douleur latérale, sur le grand trochanter, reproduite par le test de FABER oriente vers le syndrome trochantérien plutôt que vers la coxarthrose Pianka 2021
Radiculopathie ou sténose du canal lombaire
Lombalgie associée, paresthésies, faiblesse focale et douleur irradiée de topographie radiculaire ; la douleur référée d'une sténose lombaire peut recouvrir le territoire des dermatomes L2 à L4 et s'accompagner elle aussi d'une faiblesse des abducteurs avec boiterie de Trendelenburg, ce qui la rend difficile à distinguer du syndrome trochantérien Pianka 2021 ; la douleur suit une distribution dermatomale Donati 2025
Absence de sensibilité à la palpation du grand trochanter en cas d'origine radiculaire Pianka 2021
Méralgie paresthésique (neuropathie du nerf cutané latéral de la cuisse)
Douleur, engourdissement et dysesthésie sur la face antéro-latérale de la hanche et de la cuisse Pianka 2021
Sensibilité à la palpation du ligament inguinal latéral et signe de Tinel médial et inférieur à l'épine iliaque antéro-supérieure Pianka 2021
Pathologie intra-articulaire de hanche (conflit fémoro-acétabulaire, lésion labrale)
Ces causes doivent être écartées par l'imagerie Gill 2025 ; leur pronostic chirurgical est bon, ce qui justifie une imagerie avancée et/ou une orientation précoce (Chamberlain, 2021, référence absente)
Imagerie (échographie ou IRM)
Pathologie primitive de l'articulation de la hanche
La douleur irradie typiquement vers l'aine, alors que la bursite trochantérienne se manifeste par une douleur localisée à la palpation du grand trochanter Le 2023
Douleur reproduite par la palpation du grand trochanter Le 2023
Neuropathie de la branche cutanée latérale du nerf ilio-hypogastrique (LCBIN)
Peut se présenter comme un diagnostic différentiel du syndrome trochantérien Pruidze 2024
Bloc nerveux échoguidé de la LCBIN, avec une précision de 91,7 % (IC 95 % 0,80 à 0,98) dans une étude cadavérique et une série de cas Pruidze 2024
Quand adresser
Le diagnostic du syndrome trochantérien reste avant tout clinique : il n'existe pas de critère diagnostique spécifique, et l'imagerie donne des résultats variables, montrant parfois une bursite, parfois une tendinopathie glutéale, parfois rien du tout Le 2023. Une imagerie, en particulier une échographie de haute résolution, reste néanmoins utile en soutien de l'examen clinique pour le diagnostic Donati 2025, même si sa sensibilité limitée fait que l'examen clinique demeure essentiel Şirolu 2024. Une imagerie avancée et/ou une orientation précoce sont à envisager lorsqu'un conflit fémoro-acétabulaire, une lésion labrale ou une rupture tendineuse du moyen fessier sont suspectés, ces atteintes ayant un bon pronostic chirurgical (Chamberlain, 2021, référence absente). La compréhension de l'anatomie, de l'examen clinique et de l'imagerie devient particulièrement utile pour la prise en charge des cas résistants au traitement conservateur Pumarejo Gomez 2024. L'excision chirurgicale de la bourse trochantérienne, ou la réparation endoscopique du tendon en cas de rupture, est réservée aux cas réfractaires qui ne répondent pas au traitement non opératoire Seidman 2024Yee 2022.
3. Examiner
Explication générale Un examen complet débute par l'inspection (posture, boiterie éventuelle à la marche), puis la palpation des repères osseux et tendineux, en particulier le grand trochanter, l'évaluation des amplitudes articulaires actives et passives de hanche, avant de terminer par les tests spécifiques et les manœuvres de résistance décrits ci-dessous.
Palpation du grand trochanter (« jump test »)
À quoi il sert : rechercher une sensibilité localisée sur le grand trochanter, évocatrice d'un syndrome trochantérien Donati 2025.
Position et geste : palpation directe sur le grand trochanter Donati 2025. Chez certains patients, la douleur provoquée est si intense qu'ils manquent de sursauter sur la table d'examen, ce qui a donné son nom de « jump test » Şirolu 2024.
Positif si : une douleur localisée est reproduite à la palpation Donati 2025.
Ce que vaut le test : le dossier ne rapporte pas de sensibilité ni de spécificité chiffrées pour ce test isolé de palpation.
Test de FABER (Flexion, Abduction, Rotation Externe)
À quoi il sert : distinguer le syndrome trochantérien d'autres causes fréquentes de douleur de hanche, en particulier articulaires Pianka 2021Donati 2025.
Position et geste : flexion, abduction et rotation externe de la hanche Donati 2025.
Positif si : une douleur latérale trochantérienne est reproduite ; une douleur plutôt inguinale oriente vers une pathologie articulaire de la hanche Pianka 2021Donati 2025.
Ce que vaut le test : un test positif rend le syndrome trochantérien plus probable qu'une coxarthrose, sans permettre à lui seul d'exclure une pathologie articulaire. En chiffres, une étude rapporte une sensibilité de 81 % et une spécificité de 82 % pour différencier le syndrome trochantérien de la coxarthrose Pianka 2021.
Signe de Trendelenburg
À quoi il sert : rechercher une faiblesse des muscles abducteurs de hanche, moyen et petit fessier Pianka 2021.
Position et geste : le patient se tient en appui sur le membre atteint et soulève le pied controlatéral du sol Pianka 2021 ; il peut aussi s'observer à la marche sous forme d'une boiterie Schenk 2022.
Positif si : le bassin controlatéral bascule vers le bas Pianka 2021.
Ce que vaut le test : un signe positif rend une faiblesse des abducteurs plus probable, avec une fiabilité modérée. En chiffres : sensibilité de 73 % et spécificité de 77 % Pianka 2021.
À quoi il sert : le diagnostic du syndrome trochantérien chronique résistant au traitement, en particulier en cas de rupture tendineuse des abducteurs Pianka 2021, et plus largement l'évaluation du syndrome trochantérien Donati 2025.
Position et geste : le patient reste en appui sur une jambe, sans soutien, pendant 30 secondes Donati 2025.
Positif si : la douleur est reproduite dans les 30 secondes Pianka 2021Donati 2025.
Ce que vaut le test : un test positif rend une rupture tendineuse des abducteurs beaucoup plus probable, mais un test négatif n'élimine pas le diagnostic (test très spécifique mais peu sensible, donc avec des faux négatifs fréquents). En chiffres : sensibilité de 38 % et spécificité de 100 % Pianka 2021.
Test de dérotation externe résistée de hanche
À quoi il sert : test de confirmation du syndrome trochantérien Abd-Elsayed 2022.
Position, geste et critère de positivité : donnée non disponible dans les sources.
Ce que vaut le test : donnée non disponible dans les sources.
Test d'abduction de hanche résistée
À quoi il sert : évaluer l'atteinte des tendons glutéaux Donati 2025.
Position et geste : le patient résiste à un mouvement d'abduction depuis une position neutre ou de légère abduction de hanche Donati 2025.
Positif si : une douleur est provoquée Donati 2025.
Ce que vaut le test : donnée non disponible dans les sources sous forme chiffrée.
Imagerie complémentaire
L'imagerie n'est pas indispensable au diagnostic, qui reste avant tout clinique, et ses résultats sont variables : elle peut montrer une bursite, une tendinopathie glutéale, ou ne rien montrer du tout Le 2023. Parmi les techniques échographiques, l'imagerie microvasculaire superbe (SMI) affiche une exactitude de 82,7 % contre 75 % pour l'échographie Doppler de puissance conventionnelle (PDUS) dans le diagnostic du syndrome trochantérien, mais la sensibilité limitée des deux techniques fait que l'examen clinique reste essentiel Şirolu 2024. L'échographie à haute résolution est l'imagerie recommandée en soutien de l'examen clinique lorsqu'une imagerie est jugée nécessaire Donati 2025.
4. Traiter
Exercice, seul ou associé à l'éducation du patient
C'est l'intervention la mieux soutenue par les revues de haut niveau méthodologique. Elle consiste en des exercices actifs des muscles abducteurs de hanche (isométriques, puis en chaîne cinétique ou isotoniques), associés le plus souvent à une éducation du patient sur sa pathologie et la gestion de sa charge d'activité, pour des patients atteints de tendinopathie glutéale, y compris sportifs Patricio Cordeiro 2024. Une méta-analyse d'essais contrôlés randomisés (5 études, 747 patients, 78 % de femmes) montre un gain net de fonction par rapport à des interventions minimales (attente, sham) : la différence est nette à court terme et se maintient à long terme, mais l'effet sur la qualité de vie n'est pas démontré. En chiffres, différence moyenne de fonction de 10,24 à court terme (IC 95 % 5,98 à 14,50, p < 0,001) et de 6,54 à long terme (IC 95 % 1,88 à 11,21, p = 0,006) ; en revanche la qualité de vie ne diffère pas significativement (SMD 0,33 à court terme, IC 95 % -0,29 à 0,94, p = 0,301 ; SMD 0,11 à long terme, IC 95 % -0,16 à 0,37, p = 0,43) Patricio Cordeiro 2024. Comparé aux injections de corticoïdes, l'exercice apporte un effet similaire sur l'intensité de la douleur (aucune différence significative, courte comme longue durée) mais un taux de succès thérapeutique plus élevé Patricio Cordeiro 2024. Une autre méta-analyse d'ECR (6 essais, 733 patients) conclut que l'exercice réduit légèrement la douleur et la sévérité de la maladie de hanche par rapport à un groupe contrôle, et recommande fortement l'exercice comme traitement de première intention Kjeldsen 2024. Un essai contrôlé randomisé pilote (30 participants) comparant un programme d'exercice isométrique à un programme d'exercice isotonique, tous deux quotidiens à domicile sur 12 semaines avec 8 séances individuelles de kinésithérapie, montre une amélioration du VISA-G dans les deux groupes à 12 semaines (de 54,6 à 65,0 pour le groupe isométrique, de 61,9 à 72,4 pour le groupe isotonique) ; le seuil de changement minimal cliniquement important sur la douleur (NPRS) était atteint par 55 % du groupe isométrique et 58 % du groupe isotonique, et celui sur le ressenti global du changement (GROC) par 64 % et 75 % respectivement Clifford 2019. Une méta-analyse en réseau plus large (68 essais, 907 patients, âge moyen 55 ans), portant sur plusieurs tendinopathies du membre inférieur dont le syndrome trochantérien, ne trouve pas de preuve convaincante qu'un traitement associé à l'exercice (corticoïdes, ondes de choc) fasse mieux que l'exercice seul ; elle précise aussi que les étirements des tendons glutéaux devraient être évités, car la mise en charge en compression peut aggraver la douleur tendineuse Challoumas 2023. Une méta-analyse en réseau d'ECR (19 essais, 82,5 % de femmes) conclut à la supériorité de l'exercice sur les autres approches conservatrices, tout en montrant aussi une efficacité des traitements par injection et des modalités physiques Wang 2025. Un essai contrôlé randomisé de faisabilité (65 patients, 89 % de femmes) a testé un programme structuré de 6 séances d'éducation et de renforcement des abducteurs de hanche avec mise en charge fonctionnelle sur 8 semaines : la faisabilité est confirmée par un taux de rétention des patients de 92 % (IC 95 % 82 à 97 %), mais cet essai ne mesure pas encore l'efficacité du programme French 2026.
Injections de corticoïdes
Elles consistent à injecter un corticoïde au contact de la bourse ou du tendon atteint, pour soulager rapidement la douleur. Comparées au dry needling, une revue systématique avec synthèse GRADE (6 essais, 384 patients) ne trouve pas de différence significative sur la douleur ou l'incapacité, à court, moyen ou long terme, mais avec un niveau de preuve jugé très bas par les auteurs eux-mêmes Sousa Filho 2021. Comparées au PRP, une analyse bayésienne (8 études, 596 patients) leur trouve un effet moins favorable sur la douleur (différence de -5,21 sur l'échelle visuelle analogique en faveur du PRP, IC 95 % -6,24 à -3,64) He 2023, et un essai contrôlé randomisé en double aveugle (80 patients) leur trouve un score de Harris modifié à 12 semaines plus bas que le PRP (67,13 ± 16,04 contre 74,05 ± 13,92) Fitzpatrick 2018. En pratique chirurgicale après prothèse totale de hanche, elles restent l'un des traitements de première intention les plus utilisés par les chirurgiens, avec les anti-inflammatoires oraux et la kinésithérapie structurée Axelrod 2023.
Ondes de choc extracorporelles (ESWT)
Elles délivrent des ondes mécaniques focalisées ou radiales au niveau du tendon atteint. Les résultats des revues sont ici contradictoires. Une méta-analyse en réseau d'ECR (8 essais, 754 patients âgés de 50 à 79 ans) trouve un effet favorable sur la douleur (SMD -0,431, IC 95 % -0,82 à -0,039) et sur la fonction (échelle fonctionnelle du membre inférieur, +6,68 points, IC 95 % 3,11 à 10,25), avec un bénéfice surtout observé pour les ondes de choc focalisées à 2-4 mois, mais l'amélioration fonctionnelle à 6 mois n'est pas cliniquement significative ; les auteurs signalent que 7 des 8 essais inclus présentaient un insu, données manquantes) qui peuvent fausser son résultat.">risque de biais élevé Rhim 2024. À l'inverse, une autre méta-analyse (12 articles, 1121 patients) ne trouve aucune amélioration statistiquement significative de la douleur ou de la fonction après ondes de choc par rapport à un contrôle (f = 1,349, p = 0,298), en signalant une forte hétérogénéité clinique et statistique entre les études Harding 2024. Ces deux résultats contradictoires portent sur des comparateurs différents : la revue favorable compare surtout les ondes de choc à d'autres traitements actifs comme l'exercice ou les corticoïdes, avec un risque de biais élevé dans la plupart de ses essais, alors que la revue négative les compare à un vrai groupe contrôle sur un ensemble plus hétérogène d'articles ; le dossier ne permet pas de trancher entre les deux avec certitude, ce qui invite à la prudence sur l'efficacité propre des ondes de choc.
Plasma riche en plaquettes (PRP)
Il consiste en l'injection du plasma du patient concentré en plaquettes au site tendineux. Une revue systématique d'ECR (11 études, 263 patients) trouve un effet significatif du PRP sur le score de Harris modifié par rapport à des groupes contrôles Kuhns 2026. Un essai contrôlé randomisé en double aveugle (80 patients, âge moyen 60 ans) comparant une injection unique de PRP à une injection unique de corticoïde rapporte, à 12 semaines, un score de Harris modifié de 74,05 ± 13,92 pour le PRP contre 67,13 ± 16,04 pour les corticoïdes Fitzpatrick 2018. Comparé aux corticoïdes, le PRP montre aussi un effet plus favorable sur la douleur à court terme dans une analyse bayésienne (différence de -5,21 sur l'EVA, IC 95 % -6,24 à -3,64) He 2023, et une revue non évaluée sur le plan méthodologique (résumé seul) rapporte un bénéfice apparaissant vers 12 semaines, plus durable que celui des corticoïdes, ces derniers restant utiles pour un soulagement rapide à court terme Marchesini 2026. Une revue en réseau plus large, non évaluée sur le plan méthodologique (résumé seul), rapporte elle aussi un bénéfice du PRP à court terme (1 à 3 mois) par rapport à l'absence de traitement Gazendam 2021.
Dry needling (aiguilles sèches)
Il consiste à piquer le tendon ou la zone douloureuse avec une aiguille, sans injection de produit. Une revue systématique d'ECR (7 essais, 357 patients) rapporte un effet positif significatif sur la douleur et les autres critères de jugement, comparable aux autres traitements Nuhmani 2022. Une autre revue d'ECR portant sur la douleur de hanche en général (273 patients) trouve que le dry needling réduit significativement la douleur (échelle visuelle analogique, p < 0,05), avec de meilleurs résultats que plusieurs comparateurs, dont les corticoïdes Forogh 2023. À l'inverse, comparé spécifiquement aux corticoïdes, la revue GRADE citée plus haut ne trouve pas de différence significative, avec un niveau de preuve jugé très bas Sousa Filho 2021.
Prise en charge des cas résistants au traitement conservateur
Quand le traitement conservateur échoue, les sources rapportées dans ce dossier restent des séries et revues chirurgicales, pas des essais comparatifs de haut niveau. La microdébridement par radiofréquence (technique TOPAZ) a été comparée à la chirurgie de référence dans une revue portant sur plusieurs tendinopathies (9 essais, 318 patients), avec un effet favorable modeste sur la douleur (différence moyenne de -0,60 sur l'EVA, IC 95 % -1,19 à -0,01, p = 0,05) Loh 2026. La réparation endoscopique des tendons glutéaux rompus, avec ou sans bursectomie trochantérienne, s'accompagne d'une amélioration significative de la douleur et de la fonction à au moins un an, avec un faible taux de complications, d'échec de réparation ou de reprise chirurgicale, dans une revue de 16 études, mais des lésions labrales et cartilagineuses associées sont fréquemment retrouvées lors de l'intervention Yee 2022. L'excision chirurgicale de la bourse trochantérienne reste réservée aux cas réfractaires ne répondant pas au traitement non opératoire Seidman 2024.
Hydrodissection échoguidée
Cette technique injecte un liquide sous échographie pour libérer les adhérences autour du tendon ou de la bourse. Une revue exploratoire (scoping review) la situe parmi les indications possibles du syndrome trochantérien, mais avec des données reposant sur des séries de cas et un niveau de preuve insuffisant pour conclure à son efficacité Leahy 2026.
5. Doser
Protocole soutenu par la meilleure preuve : renforcement progressif des abducteurs de hanche
Une méta-analyse d'essais contrôlés randomisés de haut niveau méthodologique rapporte un protocole d'exercices en résistance progressive, réalisé quotidiennement sur 12 semaines Patricio Cordeiro 2024. Le détail par exercice, tel que rapporté par les études incluses :
Exercices isométriques et en chaîne cinétique : 2 à 4 séries de 5 à 15 répétitions, 2 fois par jour, pendant 12 semaines.
Abduction de hanche à 30° avec extension du genou, en décubitus latéral : 6 séries, pendant 12 semaines.
Abduction de hanche debout : 3 séries de 10 répétitions, pendant 12 semaines.
Explication générale Ce type de protocole suit le principe habituel de mise en charge progressive des tendinopathies : commencer par un travail isométrique, qui contracte le muscle sans mouvement de l'articulation et limite la douleur, avant d'introduire un travail dynamique à mesure que le tendon tolère la charge.
Isométrique contre isotonique : un protocole comparé directement
Un essai contrôlé randomisé pilote (30 participants) a comparé un programme d'exercice isométrique et un programme d'exercice isotonique, tous deux réalisés quotidiennement à domicile pendant 12 semaines et encadrés par 8 séances individuelles de kinésithérapie Clifford 2019. Les deux groupes se sont améliorés à 12 semaines sans que l'essai, de taille pilote, ne permette de conclure à la supériorité de l'un des deux programmes.
Précaution de dosage : éviter l'étirement en tension
Une méta-analyse en réseau de qualité moyenne (68 essais) précise que les étirements des tendons glutéaux devraient être évités : la mise en compression du tendon contre le grand trochanter en position étirée peut aggraver la douleur tendineuse plutôt que la soulager Challoumas 2023. Le protocole qu'elle décrit est un programme d'exercice isotonique progressif, utilisant à la fois des phases excentriques et concentriques, sur 12 semaines Challoumas 2023.
Programme d'éducation et d'exercice testé en Irlande (essai de faisabilité)
Un essai contrôlé randomisé de faisabilité a testé un programme de 6 séances d'éducation et de renforcement des abducteurs de hanche avec mise en charge fonctionnelle, réparties sur 8 semaines French 2026. Cet essai confirme la faisabilité du protocole, avec un taux de rétention des patients de 92 % (IC 95 % 82 à 97 %), mais ne mesure pas encore son effet sur la douleur ou la fonction : il prépare un essai d'efficacité à venir.
Programme décrit dans une revue narrative (source qui explique, pas un essai comparatif)
Une revue narrative Gill 2025 décrit un programme combinant étirement du piriforme, étirement debout de la bandelette ilio-tibiale, élévation de jambe tendue, squat contre un mur avec un ballon, et renforcement des fessiers, en mouvements lents et répétés, deux fois par jour la première semaine puis une fois par jour pendant les 12 semaines suivantes ; la reprise progressive du sport était encouragée à partir de la sixième semaine. Ce dosage vient d'une revue narrative et non d'un essai comparatif : il illustre un programme utilisé en pratique, sans preuve comparative de son efficacité propre.
Ondes de choc extracorporelles
Quand elles sont utilisées, le rythme rapporté dans les essais est de trois séances hebdomadaires Rhim 2024.
Pour les autres paramètres (charge précise en kilogrammes, nombre exact de semaines de chaque phase de progression au-delà de ce qui est rapporté ci-dessus) : donnée non disponible dans les sources.
6. Suivre
VISA-G (Victorian Institute of Sport Assessment – Gluteal)
Explication générale Comme les autres échelles de la famille VISA développées pour les tendinopathies, le VISA-G est un questionnaire rempli par le patient qui évalue la sévérité des symptômes et le retentissement fonctionnel de la tendinopathie glutéale. Il est coté de 0 à 100 Clifford 2019.
C'est l'échelle spécifique la plus utilisée dans les études sur la tendinopathie glutéale Patricio Cordeiro 2024Wang 2025Challoumas 2023. Une revue systématique de ses propriétés de mesure conclut qu'il n'existe pas d'échelle rigoureusement validée pour la tendinopathie glutéale, mais que le VISA-G reste l'option disponible à privilégier pour évaluer l'incapacité liée à cette pathologie Nasser 2022. Ses qualités sont inégales selon cette même revue : la validité de construit par groupes connus et la sensibilité au changement reposent sur des preuves de qualité modérée jugées suffisantes, alors que sa fiabilité, son erreur de mesure, sa compréhensibilité et sa validité de construit convergente reposent sur des preuves de faible qualité, jugées insuffisantes Nasser 2022. Une étude de cohorte prospective (56 patients opérés d'une réparation tendineuse des abducteurs de hanche, suivis jusqu'à 12 mois) rapporte un changement minimal important (MIC) de 29 points sur 100 pour le VISA-G, en utilisant comme repère une échelle de ressenti global du changement ; à titre de comparaison, le MIC était de 32 points sur 100 pour le score de Harris modifié et de 33 points sur 100 pour l'Oxford Hip Score dans la même étude, avec un VISA-G jugé plus résistant à l'effet plafond Ebert 2019. Une adaptation transculturelle en portugais du Brésil rapporte une cohérence interne modérée (alpha de Cronbach de 0,65) et une forte corrélation avec l'Oswestry Disability Index (r = -0,77) Paiva 2021.
Score de hanche de Harris (Harris Hip Score, HHS) et sa version modifiée (mHHS)
Explication générale Le score de Harris est un score composite, coté par le clinicien à partir de l'interrogatoire et de l'examen, qui évalue la douleur, la fonction, l'amplitude articulaire et l'absence de déformation de la hanche ; sa version modifiée (mHHS) ne conserve que les composantes rapportées par le patient (douleur et fonction).
Il est utilisé pour juger l'effet des traitements du syndrome trochantérien : une méta-analyse en réseau rapporte des différences favorables aux traitements actifs par rapport au contrôle, de 0,57 (IC 95 % 0,28 à 0,86) et de 0,35 (IC 95 % 0,06 à 0,64) en taille d'effet standardisée Wang 2025, et une revue sur le PRP rapporte un effet significatif sur le score de Harris modifié Kuhns 2026. Un essai contrôlé randomisé en double aveugle (80 patients) comparant une injection unique de PRP à une injection unique de corticoïde rapporte un mHHS à 12 semaines de 74,05 ± 13,92 pour le PRP contre 67,13 ± 16,04 pour les corticoïdes (p = ,048) Fitzpatrick 2018. Une étude de cohorte rapporte un changement minimal important de 32 points sur 100 pour le mHHS Ebert 2019.
Échelle visuelle analogique (EVA / VAS) et échelle numérique de la douleur (NRS / NPRS)
Explication générale Ce sont des échelles d'auto-évaluation de l'intensité de la douleur du moment, cotées par le patient lui-même sur une ligne ou une échelle numérique.
Ce sont les échelles de douleur les plus utilisées dans les études de ce dossier, par exemple pour comparer les ondes de choc Rhim 2024Harding 2024, les injections de PRP et de corticoïdes He 2023 ou le dry needling Forogh 2023. Un essai pilote comparant exercice isométrique et exercice isotonique retient une réduction de la douleur d'au moins 2 points sur l'échelle numérique de la douleur (NPRS) comme seuil de changement minimal cliniquement important : à 12 semaines, ce seuil était atteint par 55 % des patients du groupe isométrique et 58 % du groupe isotonique Clifford 2019.
PSFS (Patient-Specific Functional Scale)
Explication générale Cette échelle demande au patient de choisir lui-même des activités limitées par sa pathologie et de coter la difficulté à les réaliser ; elle est donc individualisée d'un patient à l'autre.
Elle a servi à comparer le dry needling aux injections de corticoïdes dans une revue de qualité GRADE : à 1 semaine, 5,2 ± 2,2 pour le dry needling contre 6,5 ± 2,8 pour les corticoïdes ; à 3 semaines, 5,7 ± 2,0 contre 6,5 ± 2,8 ; à 6 semaines, 7,3 ± 2,3 contre 6,1 ± 3,0 — sans différence jugée significative entre les deux traitements à aucun de ces délais Sousa Filho 2021. Le dossier ne donne pas de seuil de changement minimal cliniquement important pour cette échelle dans cette pathologie : donnée non disponible dans les sources.
Global Rating of Change (GROC)
Explication générale Cette échelle demande au patient de juger lui-même, de manière globale, à quel point son état s'est amélioré ou aggravé depuis le début du traitement.
Un essai pilote retient une amélioration d'au moins 2 points sur cette échelle comme seuil de changement minimal cliniquement important : à 12 semaines, ce seuil était atteint par 64 % du groupe en exercice isométrique et 75 % du groupe en exercice isotonique Clifford 2019. Elle a aussi servi de repère (ancre) pour calculer le changement minimal important du VISA-G, du score de Harris modifié et de l'Oxford Hip Score dans une étude de cohorte après réparation tendineuse Ebert 2019.
Lower Extremity Functional Scale
Utilisée pour juger l'effet des ondes de choc extracorporelles, elle a montré une amélioration de 6,68 points (IC 95 % 3,11 à 10,25) par rapport au contrôle ; les auteurs eux-mêmes jugent que cette amélioration, bien que statistiquement notable, n'est pas cliniquement significative à 6 mois Rhim 2024.
Repères généraux pour interpréter une taille d'effet (SMD) rapportée dans une étude d'exercice pour une tendinopathie
Une revue systématique portant sur les tendinopathies en général (114 essais, 4 104 patients), qui incluait initialement la tendinopathie glutéale dans ses critères mais n'a pas pu inclure de données propres à cette localisation dans son analyse quantitative finale, propose des repères de taille d'effet (SMDpré) pour les traitements par l'exercice : 0,34 pour un effet petit (IC 95 % 0,31 à 0,37), 0,73 pour un effet moyen (IC 95 % 0,70 à 0,77), et 1,21 pour un effet grand (IC 95 % 1,17 à 1,27) Swinton 2023. Ces repères ne sont pas spécifiques à la tendinopathie glutéale, mais peuvent aider à situer les tailles d'effet rapportées ailleurs dans ce module.
Autres échelles citées : HOOS, WOMAC, Oxford Hip Score, Non-Arthritic Hip Score, iHOT, échelles de qualité de vie AQoL / EQ-5D
Ces échelles sont citées comme critères de jugement dans plusieurs études de ce dossier Wang 2025Pianka 2021French 2026Patricio Cordeiro 2024, mais les sources ne détaillent pas leur mode de cotation ni de seuil de changement minimal cliniquement important propre à la tendinopathie glutéale, à l'exception de l'Oxford Hip Score dont le changement minimal important a été rapporté à 33 points sur 100 dans une étude de cohorte Ebert 2019.
Écouter
Le module en épisodes de huit minutes, une question par épisode. Voix de synthèse, texte tiré du module et vérifié. Flux du podcast pour votre application.
1. Cette douleur de hanche, l'essentiel en 3 minutes03:09
2. Hanche qui tire la nuit : pourquoi ?04:40
3. Le test qui confond hanche et dos04:56
4. Étirer une tendinopathie glutéale, bonne idée ?04:27
5. Exercice ou corticoïde pour la hanche ?04:59
Exercices testés par les études
Score de soutien, calculé par le code : 3 points par revue systématique de méthode solide, 2 correcte, 1 fragile, sur résumé ou non évaluée, 1 par essai, 0 par revue écartée ; un point ne compte que si l'étude rapporte un effet favorable. Les trois premiers sont « les mieux soutenus par les études », pas « les meilleurs ».
Les mieux soutenus par les études
Illustration approchante : Banded Standing Hip Abduction (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Abduction de hanche debout score 3
3 séries de 10 · pendant 12 weeks — standing hip abduction · effet favorable · critère : function in short-term (Patricio Cordeiro, 2024, 10.1038/s41598-024-53283-x)
nom d'origine dans les études : standing hip abduction
Illustration approchante : Side-Lying Hip Abduction (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Abduction de hanche en décubitus latéral score 3
Lie on unaffected side, slowly lift top leg toward ceiling, hold 2s, lower slowly (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)
6 séries · pendant 12 weeks — hip abduction at 30° with knee extension in side-lying · effet favorable · critère : function in short-term (Patricio Cordeiro, 2024, 10.1038/s41598-024-53283-x)
Vidéo : Spire Injury Clinic, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : hip abduction at 30° with knee extension in side-lying
Illustration approchante : Squat (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Résistance lente à charge élevée (HSR) score 3
dose non précisée — high-intensity slow resistance training · effet favorable · critère : NRS pain scores (Wang, 2025, 10.1186/s13018-025-05477-w)
nom d'origine dans les études : high-intensity slow resistance training
Les autres exercices testés (6)
Illustration approchante : Side-Lying Hip Abduction (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Maintien isométrique en abduction de hanche score 1
6 répétitions séries de maintien de 30 s · quotidienne · pendant 12 semaines · progression bandes élastiques — hip abduction hold · effet favorable · critère : VISA-G (Clifford, 2019, 10.1136/bmjsem-2019-000558)
nom d'origine dans les études : hip abduction hold
Illustration approchante : Glute Bridge (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Contraction glutéale en charge score 1
3 sets de 10 répétitions séries de 6 s par répétition · quotidienne · pendant 12 semaines · progression bandes élastiques — weight-bearing gluteal contraction · effet favorable · critère : VISA-G (Clifford, 2019, 10.1136/bmjsem-2019-000558)
nom d'origine dans les études : weight-bearing gluteal contraction
Étirement du piriforme score 1
twice daily during the first week, then once daily for the next 12 weeks · pendant 12 weeks — piriformis stretch · effet favorable · critère : complete resolution of GTPS (Gill, 2025, 10.7759/cureus.85859)
nom d'origine dans les études : piriformis stretch
Étirement de la bandelette ilio-tibiale et du fessier score 1
twice daily during the first week, then once daily for the next 12 weeks · pendant 12 weeks — standing ITB stretch · effet favorable · critère : complete resolution of GTPS (Gill, 2025, 10.7759/cureus.85859)
nom d'origine dans les études : standing ITB stretch
Illustration approchante : Lying Leg Raise (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Élévation de jambe tendue score 1
Lie flat, tighten thigh, keep knee straight, lift leg ~30cm off bed, hold 3 seconds, lower. (Open Rehab Exercises, CC BY 4.0)
twice daily during the first week, then once daily for the next 12 weeks · pendant 12 weeks — straight leg raise · effet favorable · critère : complete resolution of GTPS (Gill, 2025, 10.7759/cureus.85859)
Vidéo : MyMichiganHealth, licence Creative Commons BY · sur YouTube
nom d'origine dans les études : straight leg raise
Illustration approchante : Squat (Workout Guide). Le geste testé est celui décrit par les études.
Squat dos au mur avec ballon score 1
twice daily during the first week, then once daily for the next 12 weeks · pendant 12 weeks — wall squat with a ball · effet favorable · critère : complete resolution of GTPS (Gill, 2025, 10.7759/cureus.85859)
nom d'origine dans les études : wall squat with a ball
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1. Quelle proportion de patients atteints du syndrome trochantérien développera par la suite une lombalgie ou une arthrose de hanche, selon une étude ?
Réponse : C. Une méta-analyse rapporte qu'environ deux tiers des patients développeront par la suite une lombalgie ou une arthrose de hanche.
Dans le module : « environ deux tiers des patients atteints développeront par la suite une lombalgie ou une arthrose de hanche » (Wang, 2025, 10.1186/s13018-025-05477-w)
2. Quel terme est aujourd'hui préféré à « syndrome trochantérien » pour désigner cette pathologie ?
Réponse : A. Le dysfonctionnement des tendons du moyen et du petit fessier est considéré comme la cause principale de la douleur, plus que l'inflammation de la bourse.
Dans le module : « Le terme « tendinopathie glutéale » est aujourd'hui préféré à « syndrome trochantérien » » (Patricio Cordeiro, 2024, 10.1038/s41598-024-53283-x)
3. Quelle est la prévalence mondiale de la tendinopathie glutéale rapportée par une revue systématique récente ?
Réponse : B. Cette revue évalue la prévalence mondiale à 20,2 %, ce qui en fait la tendinopathie du membre inférieur la plus fréquente.
Dans le module : « avec une prévalence mondiale évaluée à 20,2 % dans une revue systématique récente » (Patricio Cordeiro, 2024, 10.1038/s41598-024-53283-x)
4. Quelles sont la sensibilité et la spécificité du test de FABER pour différencier le syndrome trochantérien de la coxarthrose, dans une étude ?
Réponse : C. Une étude rapporte une sensibilité de 81 % et une spécificité de 82 % pour le test de FABER dans cette distinction.
Dans le module : « une étude rapporte une sensibilité de 81 % et une spécificité de 82 % pour différencier le syndrome trochantérien de la coxarthrose » (Pianka, 2021, 10.1177/20503121211022582)
5. Quel test a une spécificité de 100 % (mais une sensibilité de seulement 38 %) pour une rupture tendineuse des abducteurs de hanche ?
Réponse : D. Ce test est très spécifique mais peu sensible : un résultat positif rend une rupture tendineuse beaucoup plus probable, mais un résultat négatif ne l'élimine pas.
Dans le module : « sensibilité de 38 % et spécificité de 100 % » (Pianka, 2021, 10.1177/20503121211022582)
7. Bibliographie
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An appraisal and comparative analysis of superb microvascular imaging with conventional ultrasound and MRI for greater trochanteric pain syndrome management.
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Ultrasound-Guided Blockade of the Lateral Cutaneous Branch of the Iliohypogastric Nerve to Differentiate Neuropathy From Greater Trochanteric Pain Syndrome: Cadaver Study and Initial Case Series.
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Labral Tears and Chondral Lesions Are Common Comorbidities Identified During Endoscopic Repair of Gluteal Tendon Tears for Greater Trochanteric Pain Syndrome: A Systematic Review.
Yee C, Wong M, Cohen D et al. · 2022 · Arthroscopy : the journal of arthroscopic & related surgery : official publication of the Arthroscopy Association of North America and the International Arthroscopy Association
Exercise compared to a control condition or other conservative treatment options in patients with Greater Trochanteric Pain Syndrome: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials.
EDucation and eXercise for gluteal tendinopathy in an Irish context (EDX-Ireland): findings from the LEAP-Ireland feasibility randomised controlled trial.
French HP, Almousa S, Mellor R et al. · 2026 · Musculoskeletal science & practice
The Effectiveness of Platelet-Rich Plasma Injections in Gluteal Tendinopathy: A Randomized, Double-Blind Controlled Trial Comparing a Single Platelet-Rich Plasma Injection With a Single Corticosteroid Injection.
Fitzpatrick J, Bulsara MK, O'Donnell J et al. · 2018 · The American journal of sports medicine
Improved Outcomes With Platelet-Rich Plasma for Treating Extra-articular Hip Pathology Especially Greater Trochanteric Pain Syndrome and Hamstring Injury: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials.
Kuhns BD, Becker N, Reyes-Cordova A et al. · 2026 · Arthroscopy : the journal of arthroscopic & related surgery : official publication of the Arthroscopy Association of North America and the International Arthroscopy Association
Comparative Efficacy of Nonoperative Treatments for Greater Trochanteric Pain Syndrome: A Systematic Review and Network Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials.
Gazendam A, Ekhtiari S, Axelrod D et al. · 2021 · Clinical journal of sport medicine : official journal of the Canadian Academy of Sport Medicine
Translation, cross-cultural adaptation and validation of the Brazilian Portuguese version of the Victorian Institute of Sports Assessment for Gluteal Tendinopathy patient reported-outcome measure (VISA-G.BR).
Paiva EB, Azevedo DC, Pereira AL et al. · 2021 · Musculoskeletal science & practice
Module rédigé par une intelligence artificielle à partir des 36 études citées ci-dessus et vérifié par un programme (références et chiffres). Chaque affirmation renvoie à sa source. 10 passage(s) marqués « Explication générale » sont des explications du rédacteur, sans chiffre, non tirées d'une étude du dossier. Définitions de méthode rédigées par l'IA pour la lecture ; elles ne viennent pas des études citées.